– Fête paysanne à Paris - 14.02.26 de 11h30 à 19h00 place de la République
Tables rondes, restauration, marché, village associatifs, concerts
– Occupation du Ministère de l’agriculture : la colère des paysan·nes des DROM et de l’hexagone criminalisée par le gouvernement 15.01.26
Plus de 150 paysan·nes de la Confédération paysanne venu·es de toute la France, dont une importante délégation des DROM, ont envahi cet après-midi le Ministère de l’agriculture pour l’occuper. 52 paysan·nes ont été interpellés et tous et toutes ont été placé·es en garde à vue, dont les trois porte-parole nationaux et le président de la chambre d’agriculture de Guyane. Encore une fois, les manifestant·es ont été nassé·es par les forces de l’ordre, dont la BravM. A plusieurs reprises, les journalistes ont été empêchés de filmer cette manifestation pacifique organisée par la Confédération paysanne, un syndicat agricole représentatif !
https://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=16339
– En tracteur sur le périph’, paysan·nes de la Confédération paysanne et des Soulèvements de la terre mobilisé·es contre la maladie du libre-échange 9.01.26
Une centaine de paysan·nes de la Confédération paysanne et de militant·es des Soulèvements de la terre, appuyée par des militant·es de la CGT Paris, de Solidaires, de Cancer Colère et du collectif « Agro en lutte » d’étudiants d’AgroParisTech, ont envahi le périphérique parisien tôt ce matin. Les tracteurs se sont engagés sur la bretelle de la porte de Montreuil pour mener une opération escargot et bloquer la circulation.
Nous réclamons la fin de la politique d’abattage total et du libre-échange débridé dont elle constitue l’arme. Nous voulons balayer un protocole sanitaire mortifère et autoritaire aussi bien que le rouleau compresseur libéral qui le commande.
Nos revendications contre la politique sanitaire inique du gouvernement sur la crise de la DNC et pour le rejet de l’accord de libre-échange UE-Mercosur concernent la société dans son ensemble, des conditions de production à l’alimentation. Depuis le début de cette crise, nous avons appelé les citoyen·nes, les organisations progressistes, les syndicats de salarié·es à soutenir nos mobilisations, c’est donc le sens de cette action commune aujourd’hui à Paris.
https://www.confederationpaysanne.fr/
– Dermatose nodulaire : l’alliance avec la Coordination rurale crée le malaise à la Confédération paysanne 31.12.25
Les barrages contre le protocole sanitaire en cas de dermatose nodulaire ont réuni des agriculteurs membres de deux syndicats opposés, la Coordination rurale et la Coordination paysanne. Chez cette dernière, l’alliance fait débat.
https://reporterre.net/Dermatose-nodulaire-l-alliance-avec-la-Coordination-rurale-cree-le-malaise-a-la
– La Confédération paysanne sera dans les mobilisations du 18 septembre 2025
La Confédération paysanne appelle les paysan·nes à se mobiliser partout en France le 18 septembre. Compte tenu de la répression exercée le 10 septembre contre les manifestant·es avec un déploiement de 80 000 policiers et gendarmes, nous alertons sur le respect du droit de manifester.
La Confédération paysanne, qui porte un projet de société, fait le choix de la convergence des luttes.Notre date de mobilisation, c’est le 18 septembre aux côtés du mouvement social ! Dans le prolongement de la mobilisation du 10, nous serons aux côtés des salarié·es pour plus de justice sociale, fiscale et environnementale.
https://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=15966
– Néonicotinoïdes : une clause de sauvegarde pour protéger la production française et notre santé 12.08.25
Ce mardi 12 août, Emmanuel Macron a promulgué la très controversée loi Duplomb. Grâce à la mobilisation paysanne et citoyenne, cette dernière a été amputée de son article 2, particulièrement polémique, qui visait à réautoriser certains néonicotinoïdes.
Bien qu’il s’agisse d’une première victoire importante dans le rapport de force avec l’agro-industrie, nous rappelons que le système agrochimique perdure en France, laissant l’immense majorité des pesticides les plus néfastes comme seule solution économique pour de nombreux paysan·nes afin de dégager un revenu, au détriment de notre santé et de la biodiversité.
Nous n’avons cessé de le rappeler ces derniers mois : les pesticides sont l’une des armes de la compétition sur le marché international. Dans le contexte économique actuel, subi par nos filières et par les paysan·nes, il est difficile de se passer des engrais et pesticides de synthèse. La sortie de ce système ne pourra se faire qu’avec une régulation du marché pour protéger nos productions de la concurrence internationale. La Confédération paysanne réclame un prix minimum garanti afin de rémunérer équitablement les productions et le travail des paysan·nes.
En complément d’une réorientation des politiques agricoles priorisant nos productions pour garantir une véritable souveraineté alimentaire, la Confédération paysanne affirme que des outils existent pour empêcher les mises en concurrence inéquitables. La France doit mettre en place une clause de sauvegarde pour interdire l’importation de produits traités avec de l’acétamipride. Cette mesure permettrait un sursaut des prix, atténuant les conséquences des pertes de rendement liées à la non-utilisation de ce pesticide. Cette clause a toutes les raisons d’être appliquée au vu des importantes prises de position du monde scientifique et médical contre l’usage de ce produit.
Cet outil a déjà été mise en place grâce à la mobilisation de la Confédération paysanne en 2016, lors de l’interdiction du diméthoate, empêchant l’importation de cerises traitées avec ce pesticide dangereux pour la santé. Cette mesure protectionniste unilatérale n’avait à l’époque déclenché aucune guerre commerciale. Mieux encore, la majorité des pays producteurs de cerises en Europe avaient interdit le diméthoate dans les semaines qui ont suivi l’interdiction française, afin de conserver l’accès à notre marché. Finalement, le règlement européen du 26 mai 2020 n’a pas renouvelé l’approbation de la substance active à l’échelle européenne.
Ne nous laissons pas entraîner dans une politique du moins-disant. La distorsion de concurrence qui suivra la remise en cause de nos normes sanitaires et environnementales condamnera encore davantage le revenu paysan, déjà catastrophique en France. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et montrer que la santé publique et le maintien de la production agricole locale priment sur le dogme du libre-échange.
https://www.confederationpaysanne.fr/
– PPL Duplomb : le cadeau de la CMP au libre-échange et à son bras armé l’agro-industrie 2.07.25
Hier la commission mixte paritaire sur la proposition de loi Duplomb a entériné des régressions agricoles, sanitaires et écologiques comme jamais. Nous arrivons à la fin d’un processus anti-démocratique cynique pour satisfaire les intérêts de l’agro-industrie. Les sénateurs et députés « centristes, LR, macronistes et RN » ont donc tranché contre l’intérêt général des paysan·nes. Nous le répétons : non le monde agricole ne soutient pas cette proposition de loi ! Plus de 80% des agriculteur·rices sont favorables à la transition agro-écologique. Nous étions 500 hier devant le Sénat pour nous opposer à ce texte et des milliers dans les départements ces derniers jours.
https://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=15804
– 29 et 30 juin 2025 : 24 heures de mobilisations contre la PPL Duplomb
Pour la Confédération paysanne, la PPL Duplomb, c’est toujours NON ! RDV pour 24 heures de mobilisations les 29 et 30 juin ! Le 30 juin, la proposition Duplomb sera discutée en commission mixte paritaire (CMP), composée de 7 député·es et 7 sénateur·rices. Cette CMP sera chargée de trouver une version définitive du texte. Si la CMP se met d’accord sur un texte, les conclusions de la CMP seront soumises à un vote final au Sénat le 2 juillet et le 7 juillet à l’Assemblée nationale.
https://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=15753
– Fanny Métrat, nouvelle voix de la Confédération paysanne éprise de justice 10.06.25
Éleveuse et bergère en Ardèche, Fanny Métrat est l’une des nouvelles porte-parole de la Confédération paysanne. Idéaliste et hyperactive, elle milite inlassablement pour une meilleure société, de France jusqu’en Palestine.
https://reporterre.net/Fanny-Metrat-nouvelle-voix-de-la-Confederation-paysanne-eprise-de-justice
– La coalition LR-Ensemble-RN doit cesser la multiplication des entraves à l’agriculture paysanne ! 4.06.25
Après la proposition de loi Duplomb, au tour du dossier de l’A69 de faire les frais d’un parlementarisme d’opportunisme au service d’intérêts strictement privés. A nouveau, une large coalition « LR-Ensemble-RN » à l’Assemblée nationale a utilisé le vote d’une motion de rejet d’une proposition de loi relative aux autorisations environnementales du projet d’A69 pour envoyer directement en commission paritaire un texte qu’elle veut à tout prix voir aboutir.
https://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=15732
– La Ministre de l’agriculture veut-elle la peau de l’agriculture biologique ? 22.05.25
Quand une Ministre de l’agriculture soutient la réautorisation des néonicotinoïdes et rabote les crédits destinés à l’agriculture biologique, elle envoie un message délétère à tous les paysan·nes.
La Confédération paysanne dénonce les annonces de la Ministre qui revient sur les maigres mesures que son prédécesseur avait consenties face à la crise que connaissent les productrices et producteurs en bio. La Ministre rabote les aides à l’investissement du Fonds avenir bio, pour la restructuration de la filière, et supprime les budgets pour la campagne de communication destinée à relancer la demande, dont la 2e vague doit être lancée ce jeudi pour les 40 ans du label AB. Quel timing !
https://bourgognefranchecomte.confederationpaysanne.fr/rp_article.php?id=15697
– Soutien aux agent·es de l’OFB : pour des contrôles justes, indépendants et dotés de moyens 18.03.25
Alors que l’Office Français de la Biodiversité (OFB) fait face à des attaques et pressions grandissantes de la part de la FNSEA* et de la Coordination rurale, la Confédération paysanne tient à rappeler que tous les paysan·nes ne sont pas opposé·es à l’existence de contrôles environnementaux. Nous revendiquons au contraire des services de l’État dotés de moyens suffisants pour exercer leurs missions dans des conditions sereines, justes et au bénéfice de toutes et tous.
https://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=15529
– LACTALIS : Victoire pour la Confédération paysanne dans la défense des producteur.ices face aux dérives de l’agro-industrie 22.12.24
Un rapport d’investigation, commandé par la Confédération paysanne et transmis au Parquet National Financier en 2019 est à l’origine du règlement par Lactalis de 475 millions d’euros au fisc pour « clore un différend lié à des opérations internationales de financement ».
Ce rapport mettait à jour les abus exercés par Lactalis, géant mondial de l’agro-industrie laitière, depuis plusieurs années en toute impunité, au détriment des paysan.nes, des consommateur.trices et de l’environnement.
La Confédération paysanne n’a jamais cessé de se battre et d’alerter sur les agissements du groupe Lactalis qui ne valorise pas suffisamment le prix du lait et méprise ainsi systématiquement le travail paysan. Nous avons manifesté devant leurs usines, dans leur siège social en février 2024, sur les salons d’élevage, devant les tribunaux, nous avons déposé plainte pour extorsion, obtenu la publication des comptes du groupe après assignation et transmis au Parquet national financier des éléments attestant d’un mécanisme d’évasion fiscale à l’échelle du groupe.
Ce premier versement suite au contentieux fiscal entre Lactalis et l’Etat, alors que l’enquête préliminaire est toujours en cours, est un signal fort adressé aux pratiques abusives de toutes sortes de l’agro-industrie. C’est bien le résultat du travail et de la ténacité de la Confédération paysanne.
Notre engagement pour défendre les paysan.nes face aux dérives de l’agro-industrie est total. Il passe par la lutte contre l’enrichissement personnel ou d’un géant de l’agro-industrie au détriment de l’intérêt général et surtout de l’intérêt des producteurs laitiers. Il s’inscrit dans une stratégie globale pour le revenu paysan et la redistribution des richesses, pour conserver une collecte du lait (conventionnel et bio) partout en France, et pour obtenir des prix rémunérateurs minimum ainsi qu’une régulation collective et publique des volumes.
Cette victoire est un nouveau signal envoyé à Lactalis ainsi qu’à l’ensemble des industriels et aux pouvoirs publics : nous refusons de voir disparaître l’élevage laitier. Nous refusons que l’agro-industrie, par ses pratiques prédatrices, détruise le monde paysan.
– Pour le revenu paysan, la Confédération paysanne bloque la Bourse de Commerce européenne au Grand Palais à Paris 5.12.24
Près de deux cents paysan·nes de la Confédération paysanne ont bloqué l’inauguration de la Bourse du Commerce européenne au Grand Palais à Paris. Alors que le sommet du Mercosur* a lieu ces 5 et 6 décembre, avec en ligne de mire la finalisation de l’accord de libre-échange UE*-Mercosur*, alors qu’on ne voit pas le bout de la crise agricole, nous avons voulu dénoncer les profiteurs de la dérégulation des marchés. Cette Bourse du Commerce européenne réunit notamment les 4 mastodontes du commerce international des produits agricoles, ADM, Bunge, Cargill et Dreyfus avec tous leurs partenaires.
http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=15102
– Une victoire importante dans le combat contre les OGM cachés ! 24.10.24
Dans son arrêt du 23 octobre 2024, le Conseil d’Etat apporte une nouvelle pierre au feuilleton judiciaire de plus 10 ans porté par la Confédération paysanne et 8 organisations[1] en condamnant l’Etat pour son inaction concernant la traçabilité des variétés rendues tolérantes aux herbicides (VRTH). La Confédération paysanne se félicite de cette décision qui pose un jalon dans le combat contre les OGM cachés et exige l’application immédiate par le gouvernement des injonctions du Conseil d’Etat, à savoir la traçabilité de l’usage des semences VRTH jusqu’à l’utilisation finale des cultures. Il ne sera plus possible de cultiver des VRTH sans le savoir, la transparence doit être totale.
Sur la question des techniques inclues dans le champ de la réglementation OGM (2001/18), le Conseil d’Etat propose une interprétation dont nous prenons acte mais que nous proposons de préciser. Celui-ci indique que les mutations aléatoires, qu’elles soient provoquées in vivo, sur plante entière, ou in vitro, à l’échelle de la cellule et en laboratoire, ne sont pas soumises à la réglementation sur les OGM. Si certaines de ces techniques sont effectivement aléatoires, ce n’est pas le cas de celles faisant l’objet d’un brevet qui ne peut en aucun cas être accordé pour un produit obtenu par hasard ou de manière aléatoire. Par définition, tout brevet doit préciser la manière dont le produit a été créé et/ou toutes les étapes du procédé d’obtention afin d’être reproductibles par « l‘homme du métier ». Dans ces conditions comment ces techniques pourraient-elles être aléatoires et faire l’objet d’un brevet ?
La ténacité et l’engagement sans faille de la Confédération paysanne et des structures partenaires dans cette lutte contre les OGM depuis tant d’années permettent aujourd’hui cette victoire d’étape. Il s’agit d’un pas essentiel pour protéger les droits des paysan.nes et des citoyen.nes, l’autonomie semencière étant la base de la souveraineté alimentaire et le principe de précaution garantissant la protection de la santé et de la biodiversité.
http://www.confederationpaysanne.fr/
– UE/Maroc : la Confédération paysanne obtient l’annulation historique d’un accord de libre-échange 17.10.24
Le combat de la Confédération paysanne contre l’accord de libre-échange UE*/Maroc, débuté en 2011, s’achève par une victoire. Le 4 octobre, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu deux décisions extrêmement importantes. Elle a confirmé, qu’en application de la règlementation agricole, les produits originaires du territoire du Sahara occidental doivent être étiquetés origine "Sahara occidental" et non "Maroc". La CJUE rend enfin justice au peuple sahraoui dont les terres colonisées par le Maroc sont utilisées pour produire une partie des fruits et légumes exportés par le Maroc.
http://confederationpaysanne.fr/actu.php?id=14746
– Méga-bassines : dialogue et moratoire sont indispensables immédiatement 12.07.24
Alors que doit se tenir la semaine prochaine le Village de l’eau sur la commune de Melle, en Deux-Sèvres, nous dénonçons les pressions venant de toutes parts pour stigmatiser ce rassemblement consacré à la préservation et au partage de l’eau.
http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=14558
– Législatives : la Confédération paysanne ne veut pas de l’extrême droite au pouvoir 3.07.24
A la veille du second tour des législatives, la Confédération paysanne réaffirme le besoin urgent d’une politique de rupture avec les politiques libérales. Ces dernières empêchent la répartition équitable des richesses, le développement harmonieux des territoires et le renforcement des liens sociaux. Depuis des décennies, les politiques économiques libérales font le lit des idées d’extrême-droite, en détruisant les droits des travailleur·euses, le vivant, en vidant les campagnes et en faisant reculer les services publics partout.
http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=14536
– Législatives : nos propositions pour l’ensemble du monde agricole et rural doivent être portées haut et fort pour un avenir désirable 22.06.24
La Confédération paysanne et la FADEAR travaillent constamment pour défendre les paysan·nes et pour construire un projet d’agriculture et de société basé sur la solidarité, l’ouverture à l’autre et le partage. C’est notre boussole. Le monde agricole et rural a besoin de propositions fortes pour des territoires vivants et dynamiques et une amélioration du quotidien des habitant·es de nos territoires. Pour cela, il faut rompre avec le libéralisme qui détruit la valeur de notre travail et le vivant et offrir des perspectives autres qu’un repli sur soi, prôné par l’extrême droite, qui nous mènera collectivement dans l’impasse
http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=14508
– Fruits et légumes : la Confédération paysanne appelle à réguler les importations pour des prix rémunérateurs 26.04.024
Le rapide tour de petits supermarchés, généraliste ou spécialisé bio, réalisé par une cinquantaine de paysan·nes aux alentours de la DGDDI confirme le caractère systémique des importations à bas prix sur la fragilisation de notre revenu. Stop à la mise en concurrence des fraises espagnoles, des tomates marocaines, des champignons polonais, du miel ukrainien avec nos produits français aux normes plus protectrices des droits sociaux, de l’environnement et de la santé.
http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=14395
– Agrivoltaïsme : La Confédération paysanne dépose un recours contre le décret 13.04.24
Le décret destiné à encadrer l’installation de panneaux solaires sur terres agricoles, naturelles et forestières, via notamment le concept d’agrivoltaïsme, a été publié ce matin.
La teneur de ce décret confirme toutes les mises en garde émises par la Confédération paysanne lors des débats sur la loi d’accélération de la production d’énergies renouvelables. Par ce texte, le gouvernement fait même tomber les rares garde-fous instaurés par le législateur pour préserver les paysan.nes et le foncier de l’appétit des énergéticiens. Il confirme le fait que l’installation de panneaux photovoltaïques au sol représente une menace pour notre souveraineté alimentaire.
>> En savoir + : Lire le communiqué de la Conf’
L’industrie photovoltaïque se base sur un argument essentiel pour justifier le déploiement des panneaux solaires sur des hectares de terres agricoles : ceux-ci rendraient des services à l’agriculture. Alors que le décret d’application censé encadrer les projets dits « agrivoltaïques » vient d’être publié ce 9 avril la revue Silence en collaboration avec le journal L’Empallié, publie les résultats d’un rapport confidentiel de Sun’agri, qui révèle leurs conséquences désastreuses sur des vergers.
>> Article de la revue Silence : "Quand l’industrie Agrivoltaïque démontre elle même son inefficacité"
– CETA : Le Sénat dit NON ! Une belle victoire pour la Confédération paysanne 22.03.24
Mobilisée aujourd’hui même devant le Sénat et en première ligne de ce combat pour protéger le revenu paysan depuis toujours, la Confédération paysanne se félicite du rejet par le Sénat du projet de loi autorisant la ratification du CETA, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada. Elle restera toutefois mobilisée pour faire échouer définitivement sa ratification.
http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=14313
– Confédération paysanne : RDV à l’Elysée : Le Président de la République s’engage à travailler sur notre revendication de prix planchers 15.02.24
RDV à l’Élysée : Le Président de la République s’engage à travailler sur notre revendication de prix planchers
Une délégation du Secrétariat national de la Confédération paysanne a été reçue ce mercredi 14 février 2024 en fin d’après-midi par le Président de la République Emmanuel Macron.
Seul syndicat agricole à avoir poursuivi les mobilisations suite aux annonces gouvernementales, nous avons exposé nos revendications socle pour répondre à la colère paysanne :
– La garantie structurelle d’un revenu digne pour tous les paysans et paysannes. Cela passe par l’interdiction de l’achat de nos produits agricoles en dessous du prix de revient (= coût de production + rémunération de notre travail + notre protection sociale). Ce mécanisme de prix planchers a trouvé une écoute attentive de la part du Président de la République qui s’est engagé à y travailler.
– La sortie des accords de libre-échange, que ce soit celui avec le Mercosur, le Kenya, la Nouvelle-Zélande ou le Chili, et la remise en place d’outils de régulation des marchés agricoles à l’échelle nationale, européenne et internationale. Le cap libéral assumé par le gouvernement détruit l’emploi paysan et la vie de nos territoires ruraux. Nous dénonçons la rhétorique gouvernementale employée, évoquant une simple balance à faire entre gagnants et perdants du libre-échange. Nous avons pu défendre fermement l’importance de répondre au désarroi des éleveur·euses, apiculteurs·rices, maraîchers et arboriculteurs sacrifiés sur l’autel du libre-échange.
– Des mécanismes de répartition équitable de la valeur dans les filières alimentaires : clauses de partage de la valeur, interdiction des surmarges sur les produits de qualité dont bio...
– Des politiques publiques ambitieuses et effectives d’accompagnement des paysan.nes dans la transition agroécologique : mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC) dotées budgétairement et accessibles partout en France, soutien à l’agriculture biologique, partage équitable de l’eau au sein du monde agricole, soutien aux alternatives aux pesticides comme les PNPP (préparations naturelles peu préoccupantes). À l’opposé de la stratégie de recul sur le plan de la protection de la santé et de l’environnement consistant à accélérer dans le mur qui se dresse devant nous.
Sur l’accompagnement à la transition agroécologique, notre mobilisation, menée depuis plusieurs mois avec le Réseau Civam, pour un budget MAEC à la hauteur porte ses fruits. Grâce à notre pression, l’État devrait bien honorer ses engagements envers tout·e paysan·ne ayant contractualisé une mesure agroenvironnementale et climatique. Nous avons plaidé avec force pour une ouverture des MAEC système partout sur le territoire afin que tout·e paysan·ne qui le souhaite puisse avoir accès à un accompagnement durable à la transition agroécologique.
Nous poursuivrons les actions pour défendre les paysannes et paysans, leur revenu, leur santé et leur autonomie.
Face au malaise profond dans nos campagnes, nous avons aussi insisté sur l’importance de revoir la gouvernance du monde agricole, en respectant totalement le pluralisme syndical et la représentation de tou·tes les paysan·nes à tous les échelons. Pour cela, nous revendiquons ainsi une proportionnelle intégrale pour les modalités de scrutin des élections professionnelles agricoles et pour les règles de répartition des financements des syndicats agricoles représentatifs.
Enfin, l’ensemble des agriculteurs et agricultrices sur le terrain sont en droit de connaître la teneur des débats et les mesures portées auprès du gouvernement. Nous exigeons du gouvernement l’ouverture et la transparence des discussions autour des mesures de réponse à la crise agricole, jusqu’ici exclusivement négociées en secret avec seulement une partie du monde agricole et non dans son ensemble.
http://www.confederationpaysanne.fr/
– Pour la Confédération paysanne la bataille pour le revenu paysan ne fait que commencer 4.02.24
Deux blocages de la Confédération paysanne au péage de Saint-Quentin Fallavier, en Isère, et à la centrale d’achat E. Leclerc SCA Ouest à Saint-Etienne de Montluc, en Loire-Atlantique, ont dû être levés après l’intervention des forces de l’ordre au petit matin.
http://confederationpaysanne.fr/actu.php?id=14168
– Revaloriser le travail pour répondre à la crise agricole 3.02.24
Tribune co-signée par de la Confédération paysanne, la CGT, Solidaires, la FSU et le MODEF. Elle a été publiée le 1er février sur le site du journal Libération.
http://confederationpaysanne.fr/actu.php?id=14162
– Colère des agriculteurs : pour la Confédération Paysanne, la première mesure, c’est "d’instaurer une véritable rémunération du travail" 26.01.24
La Confédération Paysanne, troisième syndicat agricole en France, classée à gauche, a appelé mercredi l’ensemble de ses adhérents à se mobiliser. Cécile Muret, secrétaire générale du syndicat était sur notre plateau, jeudi 24 janvier.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/doubs/colere-des-agriculteurs-pour-la-confederation-paysanne-la-premiere-mesure-c-est-d-instaurer-une-veritable-remuneration-du-travail-2913566.html
– La Confédération paysanne appelle à se mobiliser pour des paysannes et paysans nombreux et rémunérés ! 24.01.24
Le Comité National de la Confédération paysanne réuni aujourd’hui affirme sa pleine solidarité avec les mouvements d’agricultrices et d’agriculteurs en France. Le constat est partagé : la colère exprimée est légitime, tant le problème de la rémunération du travail paysan est profond. Il y a 25 ans, la Confédération paysanne dénonçait déjà les conséquences du libéralisme, du Larzac à Seattle.
Par contre, sur les solutions proposées, l’agriculture française tourne en rond depuis des décennies derrière la sacro-sainte « compétitivité » chère à l’agrobusiness et aux marchés mondialisés. Résultat : un plan de licenciement massif dramatique qui tue nos campagnes.
http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=14096
– Sainte-Soline : un délibéré qui piétine l’exercice du droit syndical 17.01.24
Le délibéré prononcé par le tribunal correctionnel de Niort ce matin est inacceptable. Suivant quasiment à la lettre les réquisitions du procureur, le président du tribunal a fait preuve de déni climatique en refusant de prendre en compte l’état de nécessité, alors même que la justice nous a plusieurs fois donné raison sur le fond.
Tous les responsables syndicaux poursuis ont été reconnus coupables d’organisation d’une manifestation interdite. C’est une décision choquante car l’organisation de manifestations est un droit pour les syndicats et les organisations. Elle l’est aussi car des militants ne doivent pas être tenus personnellement responsables pour une manifestation organisée par le syndicat dont ils sont les porte-paroles.
Certaines peines ont été assorties d’une interdiction du territoire des Deux-Sèvres pendant 3 ans, ce qui constitue une grave entrave à la liberté fondamentale de circuler et d’agir syndicalement. Les trois confédérés condamnés, qui ont dix jours pour faire appel, souhaitent se donner le temps de la réflexion avec leurs instances nationales (pour engager un éventuel appel).
Nous sommes solidaires de nos camarades de Bassines non Merci et des Soulèvements de la Terre qui se voient infliger des peines de prison avec sursis parce qu’ils luttent pour la défense de l’eau. La violence de ce jugement s’inscrit dans la continuité des violences subies à Sainte-Soline.
Cette décision de justice condamne aussi toutes les paysannes et paysans victimes de l’accaparement et de la privatisation de l’eau au profit de quelques-uns. L’eau doit être gardée dans les sols et non pompée par une minorité pour le modèle agro-industriel.
Ces condamnations n’ont qu’un objectif : étouffer la mobilisation paysanne et citoyenne contre les méga-bassines. Comme nous l’avons tous dit ce matin devant le tribunal de Niort, la lutte continue. Nous restons déterminés à œuvrer pour la préservation et le partage de l’eau car les paysannes et paysans ont besoin de ce changement.