– En pleine canicule, le grand mensonge de l’électrification nucléaire à tous prix du pays, véhicules électriques, pompes à chaleur, data center, en question . 3.07.26
Le gouvernement annonce vouloir promouvoir l’électrification de toutes les activités qui le permettent, transport, chauffage, climatisation, etc. au nom bien sûr de la réduction de gaz à effet de serre. Dans le même temps il lance la construction de réacteurs nucléaires malgré les difficultés financières et technologiques auxquelles EDF est confronté, justement à cause du nucléaire, alors que celui-ci est en déclin au niveau mondial*, Il veut aussi faciliter la construction de « data center » pourtant peu créateurs d’emplois, consommant énormément d’eau et d’électricité, et dégageant beaucoup de chaleur.
La ligne dominante de toutes ces mesures est de pousser à la consommation d’électricité qui stagne, et justifier ainsi de la nécessité de la relance du nucléaire, fournissant une électricité prétendue décarbonée.
Vraiment décarbonée l’électricité nucléaire ? Avec l’extraction minière extrêmement polluante de l’uranium, son transport par camions et bateaux, ses différents traitements chimiques et physiques pour élaborer les combustibles qu’il faut, une fois usés et devenus beaucoup plus radioactifs, gérer pour des siècles** ! Tout cela se ferait sans consommations importantes d’hydrocarbures et de produits chimiques polluants (tel que le fluor) ? Et que dire de la construction des énormes réacteurs et usines, devant en fin de vie être démantelés malgré leur radioactivité.
Et vraiment écologique la voiture électrique ? Pas vraiment, du fait de la fabrication des batteries nécessitant des terres rares et des métaux tous issus d’extractions minières très polluantes. Son mauvais bilan écologique est alourdi par l’alimentation en électricité d’origine majoritairement nucléaire en France, production particulièrement dangereuse, source importante de pollution et très emmetrice de chaleur du fait de son mauvais rendement thermique.
Et la pompe à chaleur n’est qu’un pis-allé à n’utiliser qu’en cas de nécessité, consommatrice d’électricité, elle rejette de la chaleur à l’extérieur rendant les rues invivables, d’autant plus que les locaux sont mal isolés. En période de canicule, sa généralisation entraîne des pics de consommation difficiles à assurer par le réseau électrique.
La grande arnaque : Le doute est permis sur les véritables intentions du pouvoir, cela n’est pas vraiment une reconversion écologique de sa politique. Il n’est pas question de sobriété énergétique, rien n’est fait contre les gaspillages criant d’énergie. Par exemple ni grand programme de rénovation des logements et locaux passoires thermiques, ni promotion d’une politique architecturale adaptée aux canicules avec végétalisation des espaces publics. Ou encore rien contre les SUV qui envahissent les espaces communs, etc.
Et en plus on assiste à un sacré coup de frein au développement des énergies renouvelables dont la production d’électricité par le soleil et le vent s’avère pourtant moins nuisante et moins chère que celle du nucléaire, réellement décarbonée, et locale***.
Alors pourquoi s’obstiner dans cette politique du tout électrique nucléaire, au mépris de considérations économiques, écologiques ou de simple « bon sens » ? La raison n’en est-il pas que l’armement militaire a besoin du soutien du nucléaire dit civil ? Fourniture de matières fissiles (uranium, plutonium, tritium), prise en charge de différentes dépenses telles que la formation de cadres et techniciens, ou encore expérience acquise dans la gestion de nombreuses opérations.
En pleine canicule, l’État se préoccupe plus de sa bombe atomique que du bouleversement climatique. Ainsi on voit là la grande arnaque qui revient à calquer la politique énergétique du pays sur les besoins de l’armement nucléaire. Économiquement catastrophique, dangereuse, nous menant vers le mur de la gestion éternelle des déchets et décombres radioactifs, cette politique exécrable ne devrait-elle pas être abandonnée ?
Et dans les pays d’Europe occidentale voisins ? Pour réduire leur consommation d’énergies fossiles et nucléaire ils ont choisi de développer le solaire et l’éolien pour produire leur électricité. Leur économie ne s’en porte que mieux, et ce sont eux qui nous aident à franchir les heures de pointe. Le cas de la politique énergétique espagnole est à remarquer. Ne devrions-nous pas nous inspirer de l’expérience acquise
La prétendue « grandeur de la France » a-t-elle vraiment besoin de l’armement nucléaire, à l’heure où les guerres se jouent de plus en plus à coups de drones et de robots ?
Électrifier nos activités oui, pourquoi pas quand cela parait utile, mais avec les renouvelables, pas avec le nucléaire.
* https://reporterre.net/Mycle-Schneider-Le-nucleaire-est-une-industrie-en-declin,
** l’enfouissement en couche profonde d’une partie des déchets les plus dangereux nécessite l’équivalent de 2 pyramides en béton, granulat, sable, et l’équivalent d’une trentaine de tours eiffel en acier. Vraiment décarbonée l’électricité nucléaire ?
*** Tout l’uranium necessaire au fonctionnement de l’industrie atomique est importé dont une bonne moitié de la multinationale Russie Rosatom…. Au nom de l’indépendance énergétique ?
– Les députés RN s’acharnent à bloquer le développement des énergies renouvelable 23.06.25
Des non sens insupportables d’incompétents :
Alors que les députés RN soutenus par la droite s’acharnent à bloquer le développement des énergies renouvelables pour promouvoir la relance de la production nucléaire d’électricité, il est bon de rappeler quelques notions de base très simples :
Une fois construites, les installations d’énergies renouvelables, éoliennes et solaires, fonctionnent sans combustible le vent et le soleil sont gratuits ;
sans produire de chaleur
sans produire de déchets.
Les centrales nucléaires nécessitent l’extraction de minerai d’uranium ce qui engendre de graves pollutions et nous rend dépendant d’autres pays (la Russie en particulier). L’indépendance énergétique du nucléaire est un leurre.
Les réacteurs ne peuvent utiliser qu’un tiers de l’a chaleur produite par la fission de l’uranium , les deux autres tiers sont rejetés dans l’environnement (dans l’eau ou dans l’air) et contribuent notablement au réchauffement climatique.
Les réacteurs génèrent des déchets nucléaires de très haute dangerosité pour des durées infinies à notre échelle ; on ne dispose pas de solution convenable pour les gérer.
De toutes façons les épisodes de canicule imposent le ralentissement et l’arrêt des centrales refroidies par l’eau des fleuves qui se raréfie. Ce sont alors les renouvelables et l’apport des pays voisins qui permettront d’assurer les pointes de consommation.
Tout ceci à un coût exorbitant qui risque de ruiner notre pays. Le projet du RN et de la droite condamne des entreprises et des nombreux artisans qui œuvrent localement dans le domaine des renouvelables à la faillite !
Annie et Pierre Péguin. membres d’Arrêt du Nucléaire (ADN)
Et Nucléaire — Comment il va ruiner la France Dernière publication très instructive de Reporterre :
https://reporterre.net/Nucleaire-Comment-il-va-ruiner-la-France-documentaire-exclusif-a-voir-sur-la-chaine
– La France dépend de Poutine pour le fonctionnement de ses réacteurs 28.06.24
La France dépend de Poutine pour le fonctionnement de ses réacteurs et le RN déclare vouloir en construire une flopée, chercher l’erreur !....
La France importe la totalité de l’uranium nécessaire au fonctionnement de ses réacteurs,
L’article du Canard Enchainé de cette semaine (extrait ci-desssous) rappelle à quel point EDF dépend du géant russe Rosatom, donc de Poutine, pour alimenter en uranium ses réacteurs.
Seule la production d’électricité renouvelable (hydraulique, éolien, solaire, biomasse, géothermie) est nationale.
Pierre.
L’uranium se fait la male !
par Jean-Luc PORQUET, Le Canard Enchaîné, le 26 juin 2024 (extrait)
Ça tombe mal, alors chut !... Juste au moment où Macron surenchérit sur le nucléaire en ajoutant dans son « programme de gouvernement » huit nouveaux réacteurs aux six déjà programmés et où le RN, lui, persiste dans ses folles promesses d’en construire 20 nouveaux d’ici à 2050, voilà que, patatras ! le Niger fiche à la porte notre champion national Orano. Petit rappel : pour faire tourner un réacteur, il faut de l’uranium. Depuis qu’elle a fini d’exploiter, voilà vingt ans, ses nombreux mais maigres gisements, la France dépend entièrement de ses importations. Le site d’Imouraren, un des plus importants gisements d’uranium du monde, lui est désormais interdit. Orano y a pourtant investi 1 milliard d’euros en vingt ans mais a tellement tardé à exploiter le site, toujours pas ouvert alors qu’il devait l’être en 2011, que la junte nigérienne a dit stop. Pulvériser les délais : une spécialité franco-française... Notre multinationale atomique tente de rassurer en disant que ce camouflet « n’est pas de nature à mettre le système en péril », vu que la France s’approvisionne principalement dans trois autres pays. Lesquels ? Certes, il y a le Canada... mais les deux autres sont la Russie et le Kazakhstan, lequel est sous influence russe. En clair : Poutine a désormais la main sur une bonne partie de notre approvisionnement en uranium. C’est le moment de proclamer partout que le nucléaire est une solution magique 100 % tricolore... (...)
Pour en savoir plus ,
https://www.global-chance.org/L-approvisionnement-en-uranium-de-la-France,
https://www.acro.eu.org/wp-content/uploads/2023/02/Note_info_uranium.pdf