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Coordination Nationale Défense Santé : Semaine 28 du 06 au 12 Juillet 2026 : Alors que la canicule se développe, on ferme encore des services hospitaliers

Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et des maternités de Proximité

Semaine 28 du 06 au 12 Juillet 2026

 Semaine 28 du 06 au 12 Juillet 2026 : Alors que la canicule se développe, on ferme encore des services hospitaliers
Alors que la canicule se développe, on ferme encore des services hospitaliers au risque d’en manquer comme au cours des précédents épisodes caniculaires ou infectieux (COVID).
Et le personnel en fait encore les frais
Les mêmes politiques conduisent aux mêmes solutions, casser le thermomètre plutôt que traiter la situation : réguler les entrées aux Urgences sans mesure les conséquences sur la prise en charge de la population et sur son état de santé.
Combien de patients mal traités lors des épisodes de régulation, combien de morts lors des épisodes caniculaires.
Tous les services publics pâtissent de ce sabordage ds services publics organisé sous les 10 ans de macronisme.
Et ce qui nous attends à la rentrée ne nous rassure pas.
Déjà les futurs candidats aux présidentielles venant de la droite appuient sur les mêmes solutions : allongement de l’âge de départ à la retraite, sabordage des budgets sociaux et notamment des hôpitaux et de la santé en général.
Prenons des forces pour contrer cette politique annoncée à la rentrée
Joseph MAATOUK

 Semaine du 29 juin au 5 juillet 2026 : Transparence, vous avez dit transparence ?
Lors de la dernière Assemblée Générale de la Coordination Nationale des comités de défense de hôpitaux et maternité de proximité , une participante nous a informé que sur le site des Caisses d’ Assurance Maladie ( https://www.ameli.fr/loire-atlantique/assure ) il n’est désormais plus possible de connaître le montant des dépassements d’honoraires des médecins qui les pratiquent : celles et ceux qui ne sont pas en secteur 1 . En effet la Coordination Nationale ne se préoccupe pas seulement des hôpitaux publics de proximité mais aussi, et depuis longtemps sinon depuis toujours, de la défense de l’effectivité de l’accès aux soins équitable sur tout le territoire pour toutes et tous.
Ainsi l’étude réalisée par le collectif nantais pour le droit à la santé, à partir des données d’ AMELI, en 2023 ( https://coordination-defense-sante.org/wp-content/uploads/2023/05/COMPARAISON-DES-AGGLOMERATIONS.pdf , https://coordination-defense-sante.org/wp-content/uploads/2023/05/Tract-depassement-dhonoraires-2023.pdf ) n’est aujourd’hui plus possible alors que les dépassements d’ honoraires deviennent monnaie courante. Ainsi donc c’est seulement quand le malade est dans la salle d’attente du médecin qu’il peut découvrir le montant des dépassements d’honoraires : des centaines d’euros pour une intervention sur la hanche, le genou, la prostate et les ophtalmologistes opèrent rarement à l’ œil ( des centaines d’euros pour une intervention pour cataracte, par œil svp) Et n’oubliez pas l’anesthésiste !
Mais qui a pris cette décision ? Qui a peur de la vérité cruelle, pour les malades ? Exigeons le rétablissement des tarifs de dépassements sur le site de l’ Assurance Maladie, en attendant mieux : leur interdiction !
jean-luc landas.

 Semaine 26 du 22 au 28 juin 2026 : Il ne nous reste, encore, l’hôpital, saurons-nous le garder ?
Les regrets de responsables des établissements de soins privéssont étonnants ! A Vire, par exemple, la clinique, qui appartient au groupe Vivalto, est fermée du vendredi 17h au lundi 7h. Ce renseignement n’apparaît pas sur le site, seul un appel téléphonique vous renseigne !
Il ne nous reste, encore, l’hôpital, saurons-nous le garder ?

 Semaine 25 du 15 au 21 Juin 2026 : Pour mémoire à la fin des années 90, la France était encore cité en exemple pour son système de santé
En guise d’éditorial, j’ai choisi de citer des extraits d’un papier trouvé dans les échanges du printemps de la psychiatrie. Ce que dit le psychiatre Roger Ferreri, au sujet de la psychiatrie me semble transposable à la gestion de nos outils de santé en général.
« Pour mémoire à la fin des années 90, la France était encore cité en exemple pour son système de santé, la psychiatrie quant à elle pouvait se prévaloir d’avoir inventé « la voie française pour la psychiatrie... » avec l’invention d’une psychiatrie de secteur au plus près de la population. En août 2004 la santé se dote d’une haute autorité, ce qui fait autorité n’est ni haut ni bas, remarquez qu’en toute impudeur le concept d’autorité devient hiérarchie d’un niveau de donneurs d’ordre... Bref cette « autorité » prend entre autres sous sa coupe la psychiatrie française alors qu’elle joue en première division, qu’elle est citée en exemple par nos voisins, vingt-cinq ans après, sous sa haute autorité, la psychiatrie est exsangue et peine à jouer en quatrième division, qu’à cela ne tienne via les ARS, elle s’évertue de toute sa hauteur à prodiguer des recommandations où le négationnisme de cette déchéance se transforme en révélation pédante : « Autisme de l’adulte : tout mettre en œuvre pour l’autonomie, l’inclusion sociale et la qualité de vie ». Ça alors personne n’y avait pensé, ils sont payés pour dire de telles inepties, avant eux la psychiatrie n’existait donc pas, vous et moi comme beaucoup d’autres, nous nous serions battus alors qu’on « jouait en première division » pour que les autistes devenus adultes restent le plus dépendants possible, pour qu’ils échappent à tout retour vers le milieu ordinaire et surtout nous aurions milité pour qu’il ait une vie sans qualité, de merde pour le dire poliment ! (...) Si j’ai choisi cette comparaison, c’est pour rappeler qu’aucun entraîneur d’une quelconque équipe sportive qui l’aurait fait passer en division inférieure ne serait resté en place. Non seulement ils sont toujours là, mais il s’autorise à donner de plus en plus de conseils. (…)
Comment peut-on atteindre dans l’organisation du service public une telle pédanterie dans la connerie... Quant à l’évidence on ne connaît rien à rien des situations soignantes, on se la boucle, c’est la moindre des politesses... Si ces administrateurs sortent de l’école de Rennes, c’est à vérifier, alors au regard du peu de connaissances qu’ils ont de la réalité du soin, ne faudrait-il pas la fermer ! (...) De temps en temps il faut être tout simplement réaliste. »
Henri (Sud Aveyron)

 Semaine du 8 au 14 juin 2026 : Com, com, com !
Au siècle dernier, quand un gouvernement voulait enterrer un problème, il créait une commission. Aujourd’hui faut être moderne alors on fait un audit, externe de préférence, ça permet d’arroser les amis ou alors on communique. Une très intéressante étude vient de sortir, pas du chapeau, non, de la très officielle DRESS - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques , service interministériel ( urgences-evolution-duree-de-passage-et-etapes).
Quels sont les enseignements principaux de cette étude , réalisée tous les 10 ans :
1/ En dix ans, la durée passée aux urgences s’est allongée pour tous les types de parcours de soin
2/ La moitié des patients admis en UHCD ( unité d’hospitalisation de courte durée ) passent plus de 17 h 30 aux urgences (+2 h 40 par rapport à 2013). Les passages sont plus longs dans les points d’accueil de plus forte affluence, quel que soit le type de parcours de soins. Les patients hospitalisés dans un autre service à la sortie des urgences (un patient sur six) ont des durées de passages plus longues que ceux qui rentrent à domicile à l’issue de leur passage. Elle est supérieure à 6 h 30 pour la moitié d’entre eux (+1 h 45 par rapport à 2013).
3/ Plus d’attente avant la prise en charge pour les personnes arrivées en début d’après-midi et dans les points d’accueil à forte affluence
4/ Obtenir un lit à la sortie des urgences est plus long pour les personnes âgées et dans les points d’accueil à forte affluence. Pour un patient sur dix concerné, plus de 6 h 10 sont nécessaires pour trouver un lit (+2 h 20 par rapport à 2013).
5/ enfin, 4 % des patients partent sans attendre, parfois contre avis médical, et 3 % ont été réorientés vers une autre offre de soin.
Eh bien,que fait la Ministre ? Elle communique :
reduire-les-passages-evitables-et-desengorger-durablement-les-services-durgence-communique/
il faut désengorger les urgences proclame-t-elle ! Alors que seuls 3 % des patients ont été réorientés vers d’autres professionnel.le.s du soin, elle proclame que 30 à 40 % des patients doivent aller ailleurs qu’ aux Urgences hospitalières ! De qui se moque-t-elle ? Les chiffres sont têtus : nous avons raison de dire et de répéter depuis des années que les urgences sont saturées, non pas parce que des malades ou blessés n’ont rien à y faire, mais parce que leurs capacités d’accueil est trop faible, que les lits d’aval ( d’hospitalisation ) sont trop peu nombreux. Et la situation s’aggrave. Communiquer n’arrangera rien, ce sont des moyens humains et matériels qu’il faut !
Il ne lui reste plus qu’à interdire aux malades et blessé.e.s de vivre en France . Alors les statistiques seront bonnes : la DMS ( durée moyenne de séjour) Graal des administrateurs, sera très courte ! Et les urgences désengorgées ! jean-luc landas.

 Semaine 23 du 1 au 7 juin 2026 : la mortalité infantile augmente ainsi que les cancers chez les jeunes
Tout va très bien Madame la Marquise ! Et pourtant la mortalité infantile augmente ainsi que les cancers chez les jeunes (https://www.publicsenat.fr/actualites/sante/cancers-le-peril-jeune, https://www.santepubliquefrance.fr/cancers )
le chloredécone fut autorisé aux Antilles après son interdiction « en France », quant à la psychiatrie elle est de plus en plus maltraitée !
Cela ne suffisait pas : la DREES publie une étude sur l’allongement du temps d’attente aux urgences
http://drees.solidarites-sante.gouv.fr/communique-de-presse/communique-de-presse/2600601_urgences-evolution-duree-de-passage-et-etapes
Une heure d’attente supplémentaire en 10 ans, une avancée sans doute !
Quand le gouvernement considérera-t-il la santé comme une des priorités nationales ?
Rosine Leverrier

 Semaine 22 du 25 au 31 Mai 2026 : des structures sanitaires en danger, la psychiatrie notamment.
On ne parle pas beaucoup en ce moment des structures sanitaires en danger, la psychiatrie notamment.
Silence dans les rangs ; du pain et des jeux !!!
Des résistances sont en gestation pour préparer la discussion sur le prochain Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2027 (le dernier de Macron) ; il s’annonce violent.
D’autant que le Premier Ministre cherche déjà à faire payer la guerre en rognant sur les budgets sociaux et éducatifs ; tous les budgets sont concernés sauf l’armée et la justice
L’Assemblée Générale des comités doit préparer la riposte.
Joseph MAATOUK

 Semaine 21 du 18 au 24 Mai 2026 : Les constats s’accumulent sur les difficultés d’accès aux soins.
Cette semaine, c’est l’enquête conjointe de la Fondation Jean-Jaurès et de Doctolib. Interprétations et propositions des différentes études sont toujours fonction des commanditaires ! Cette fois-ci, le leit-motiv, c’est l’organisation ! Pour le Conseil National de l’Ordre des Médecins, c’était « attention à ne pas former trop de médecins ! »
Mais le fait est là : ces difficultés d’accès s’accompagnent d’un renoncement important aux soins. Sans parler de la question non abordée des dépassements d’honoraires, de plus en plus prégnante.
La carte, à la page 21 de l’étude précitée, confirme la situation particulièrement difficile des départements en périphérie d’Île de France de l’Aube à l’Oise en passant par le Cher et la Sarthe.
Difficile d’accuser les médecins généralistes de ces départements de mauvaise organisation ! La loi Garot poursuit son parcours et doit être discutée au Sénat le 11 juin. Espérons que les sénateurs ne succombent pas au lobby des organisations les plus conservatrices de médecins ! L’adoption définitive de cette loi serait un premier signe vers une régulation de l’installation des médecins, pour répondre à l’intérêt général.
Mais ce n’est pas suffisant ! Il faut impérativement prendre soin de nos soignants et en former davantage !
Prendre soin des soignants : la ministre vient d’annoncer un plan déconnecté des conditions de travail et des sous-effectifs (cf le communiqué de la CGT Santé Action Sociale). Comme d’habitude avec le discours officiel de prévention, on culpabilise les comportements, au lieu de chercher à en traiter les causes !
En former davantage : vous pouvez trouver sur le site de la Coordination son plan d’urgence pour des professionnels de santé en nombre. Pour l’organisation, rien de tel que le service public ! C’est le sens de la plaquette pour un service public territorial de soins de premier recours.
Michèle Leflon

 Semaine 20 du 11 au 17 Mai 2026 : "catastrophique", le service gériatrie de l’hôpital d’Oloron risque de fermer cet été
À partir du 26 juillet prochain, aucun médecin remplaçant n’a pour l’instant été trouvé pour assurer le maintien du service gériatrie à l’hôpital d’Oloron. La CGT s’inquiète d’une baisse de l’offre de soins générale sur le territoire. La direction se veut rassurante.
Alors qu’un plan social menace plusieurs services de la Polyclinique à Pau et que l’accès aux soins est au cœur de l’actualité, la CGT de l’hôpital d’Oloron alerte également sur leur situation. Le service gériatrie risque de fermer à partir du 26 juillet. Date à partir de laquelle aucun médecin remplaçant n’a été trouvé pour l’instant pour remplacer le départ de l’actuel praticien et assurer la pérennité du service.

 Semaine 18 du 27 avril au 3 mai 2026 : La Cour des Comptes vient de publier un rapport sur la politique d’amélioration de la qualité des soins dans les établissements de santé.
Inutile de s’arrêter sur le communiqué accompagnant cette publication, reprenant son introduction ! Il extrapole les économies qui pourraient être réalisées à partir d’une étude de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économique) de 2017 ! Il n’évoque pas, par contre, les conséquences des politiques d’étranglement financier des hôpitaux sur la qualité des soins !
Mais comme souvent dans les rapports de la Cour des Comptes il est intéressant d’aller voir dans le détail, au-delà des aspects politiquement mis en avant.
Globalement, on en retient un avis nuancé de la Cour des Comptes sur les politiques menées pour améliorer la qualité des soins. On note la confusion à travers l’ensemble des instances d’évaluation qui ne communiquent par forcément ensemble : la HAS (Haute Autorité de Santé), les ARS (Agences Régionales de Santé), la Sécurité Sociale et d’autres !
On apprécie que ce rapport note que les questions d’inégalités d’accès aux soins, de coût pour les malades ne sont jamais prises en compte ! Il s’agit là d’un facteur essentiel de non-qualité de notre système de soins.
De même on y lit : « En outre, alors qu’ils sont à l’origine de nombreuses plaintes et réclamations et d’articles de presse relatant des décès suspects, les services d’urgence hospitalière ne font l’objet d’aucun indicateur de qualité »
On partage aussi le scepticisme sur les procédures d’accréditation.
Un long passage est consacré aux incitations financières à la qualité. Si on ne peut qu’être d’accord avec la complexité de ces dispositifs, le principe même est inquiétant : réduire les moyens financiers là où la qualité n’est pas au rendez-vous ne va pas aider à l’amélioration ! Tout du moins en ce qui concerne le service public, là où l’argent public n’est pas utilisé pour des intérêts privés, les moyens doivent être donnés pour la qualité partout !
Bien d’autres éléments pourraient être relevés dans ce rapport, plutôt touffu. Et comme toujours dans les rapports de la Cour des Comptes des conseils que l’on préférerait ne pas voir suivis, comme la reprise des préconisations de l’Académie de Médecine de 2023 concernant les maternités de moins de mille accouchements. N’hésitez pas à le lire – on parle aussi du rôle des représentants des usagers. Vous pouvez le trouver ici.
Et n’oublions jamais que ce qui manque surtout à notre système de prévention et de soins, ce sont des femmes et des hommes, formé.e.s, en nombre, bien réparti.e.s sur le territoire et les moyens financiers pour les rémunérer correctement !
Michèle Leflon

 Semaine 17 du 20 au 26 avril 2026 : Le 1er mai doit être une étape de lutte qui en appelle d’autres.
On parle beaucoup dans les médias de la guerre et des atermoiements des uns et des autres.
C’est pratique car pendant ce temps là on ne parle pas de l’exaspération des soignants et des citoyens pour se soigner et assurer un service public de santé de proximité répondant aux besoins ;
Pire !!! on se sert de la guerre pour faire accepter un tour de vis sur les dépenses sociales sans se poser la question ds profits réalisés par les industries d’armement.
Difficile, dans ces conditions de résister.
Le 1er mai doit être une étape de lutte qui en appelle d’autres.
Et, pour les membres de nos comités, n’oubliez pas de vous inscrire à l’AG des comités en visio le 4 mai ayant pour thème les EHPAD : envoyez un message à cda12550 chez coordination-defense-sante.org
Joseph MAATOUK

 Semaine 16 du 13 au 19 avril 2026 : La prévention est la grande oubliée de la politique de santé
« Je ne vais pas aux réunions du comité santé : vous ne m’avez pas trouvé de médecin » : c’est une remarque d’une Viroise révélatrice du désarroi de nombre d’entre nous ! Il faut le rappeler la santé dépend des élus locaux et nationaux (cf le communiqué de Dourdan) mais surtout de la volonté politique de défendre les services publics et la Sécurité Sociale.
La prévention est la grande oubliée de la politique de santé, voire la mal nommée : la Drees, par exemple, inclut le diagnostic précoce. Mais, si il y a diagnostic, c’est que nous sommes malades ? La prévention, c’est justement éviter de l’être ! Je me trompe ?
R. Leverrier

 La solidarité internationale, c’est vital ! 6.04.26
Le 7 avril, journée mondiale de la santé, sera marquée, institutionnellement, cette année par le Sommet international « Une seule santé », organisé à Lyon par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Gouvernement français, dans le cadre de la présidence française du G7. Dans la suite logique de la définition globale de la santé admise par l’OMS le concept "une seule santé " vise à mieux comprendre les interactions entre Homme et environnement. Nous vivons dans un système complexe fait d’interdépendances avec les écosystèmes, les autres êtres vivants et en tenir compte pour les activités humaines est nécessaire pour l’habitabilité de nos territoires.
Ce forum suscite trois remarques :
 le départ des États Unis de l’OMS sur décision de D. Trump, en laissant des dettes, fragilise l’organisation qui a dû licencier. À la santé, le Président des États Unis préfère la guerre.
 ce sommet international va mettre à l’honneur E. Macron et son gouvernement, alors même que leurs politiques mettent à mal la santé dans notre pays par les coupes budgétaires dans les dépenses publiques.
 Il prône aussi la marchandisation de la santé : parallèlement se tiendra un "forum économique one health" où les entreprises pourront faire connaître leurs solutions sous le patronage de Sanofi, L’Oréal, Suez .…
Dans une longue déclaration de son bureau, le CESE (Conseil Économique, Social et Environnemental) fait d’intéressantes propositions pour ce sommet : nous en retiendrons particulièrement l’affirmation du rôle nécessaire des habitants dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques en santé-environnement. Cela rejoint les préoccupations de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité : plus de démocratie est indispensable pour une politique de santé qui réponde aux besoins de toutes et tous.
La COVID a rappelé l’interdépendance de nos sociétés à l’échelle mondiale. Le rôle de l’OMS, la coopération entre les pays sont essentiels. Souhaitons plein succès aux scientifiques et à la société civile réunis à Lyon pour ce sommet.
Affirmons aussi que les médicaments et vaccins devraient être des biens communs et que le système des brevets sur les médicaments doit être abrogé.
Enfin, le manque de médecins et de professionnels de santé touche de très nombreux pays. Développons les coopérations internationales notamment en terme de formation, plutôt que de débaucher des médecins formés dans des pays qui en manquent, pour les sous payer en France. La Coordination rappelle toute sa solidarité envers les PADHUE.

 Semaine 13 du 23 au 29 Mars 2026 : Ça bouge, ça bouge … et c’est bien, car il va falloir faire encore plus fort !
Les élections municipales ont beaucoup mobilisé les énergies militantes d’autant plus que les thèmes sur la santé, les déserts médicaux, les dépassements d’honoraires, le prix des mutuelles, l’hôpital qui va mal, ont bien souvent été au premier plan !
Mais les militants n’ont pas l’air fatigués car les annonces d’action des comités reviennent : Guingamp, Voiron, Marmande, Charleville-Mézières … Et nous savons aussi que dans plusieurs territoires des collectifs informels se développent pour l’accès aux soins ou sur les EHPAD. Il n’y a pas de problème pour qu’ils rejoignent la Coordination : plus on est nombreux, plus on est fort !
Samedi, la salle Ambroise Croizat de la bourse du travail de Paris débordait à l’occasion du meeting organisé par le Printemps de la Psychiatrie, un meeting bien vivant, contre la déshumanisation de la psychiatrie, avec pour titre « Expertiser n’est pas soigner. Quelle psychiatrie pour demain ? ». Ce fut un mélange d’apports théoriques sur les dérives de la psychiatrie « officielle » actuelle et d’échos des luttes avec en particulier les témoignages des personnels du CAC Amado, de la fondation Vallee ou de l’hôpital psychiatrique du Sud Aveyron.
La semaine qui commence, ce sont les organisations de retraités qui ont mis la santé au cœur de leur mobilisation avec un point fort le 2 avril. La Coordination a diffusé un appel à soutien.
Ça bouge, ça bouge … et c’est bien, car il va falloir faire encore plus fort ! C’est silence radio du côté du Sénat sur l’avenir de la loi Garot votée par l’Assemblée Nationale. La promulgation de cette loi ne serait pourtant qu’un tout petit pas vers plus d’égalité territoriale pour lutter contre les déserts médicaux. Par contre les annonces ne sont pas réjouissantes : il y aurait un projet de loi de décentralisation qui concernerait les ARS. Ce que l’on en sait actuellement, c’est encore moins de démocratie ! Et le gouvernement a missionné 4 experts sur l’articulation entre la Sécurité Sociale et les complémentaires santé, avec pour but de nouveaux transferts de la sécu vers les complémentaires, inégalitaires. Il va falloir dire plus haut et plus fort que l’argent existe pour augmenter les ressources de la Sécu, pour financer les hôpitaux.
Michèle Leflon

 Semaine 12 du 16 au 22 Mars 2026 : Attendons nous à ce que les mauvais coups pleuvent à nouveau sur les hôpitaux de proximité et sur la santé
Au moment d’écrire cet éditorial, les résultats définitifs des élections municipales ne sont pas connues ;
Gageons que l’interpellation des candidats par nos comités ait eu un impact sur ces élections et que les questions de santé ont tenu une bonne place dans les débats de ces dernières semaines.
Attendons nous à ce que les mauvais coups pleuvent à nouveau sur les hôpitaux de proximité et sur la santé.
Restons mobilisés et vigilants dans nos comités

 Semaine 11 du 9 au 15 mars 2026 : le rôle essentiel des élus locaux dans la défense des services publics !
Il reste le deuxième tour, une tribune parue dans l’Humanité nous rappelle le rôle essentiel des élus locaux dans la défense des services publics !
https://www.humanite.fr/en-debat/elections-municipales/municipales-2026-et-si-nous-parlions-enfin-des-services-publics

 Semaine10 du 2 au 8 mars 2026 : ON NOUS ÉCOUTE
Vous trouvez que la démocratie en santé ne fonctionne pas ! Que les ARS ne font qu’appliquer les orientations austéritaires pour la santé d’un budget qui priorise l’aide aux fortunés, à l’armement, au nucléaire.
Vous dénoncez le manque de moyens des services de santé publics et les conséquences sur l’accès aux soins égal .
Nous avons compris, nous prévoyons d’exclure les timides aspects démocratiques dans les ARS en supprimant les représentations des usagers et les élections internes. Nous excluons des instances hospitalières les associations qui questionnent et mobilisent trop.
A défaut d’ouvrir la santé aux débats démocratiques, aux contrôle par les habitant.e.s, à l’écoute des soignants, nos modernes gouvernants musellent les critiques, étouffent les questions.
Vous voyez bien qu’ils-elles réforment pour résoudre les problèmes !
Henri (Sud Aveyron)

 Semaine du 23 février au 1er mars 2026 : la Sécu a un budget mais les patient.e.s, culpabilsé.e.s, passent à la caisse
Pour faire face à des dépenses il est nécessaire de trouver de l’argent, personne ne le nie. La question n’est pas technique- choisir entre telle ou telle mesure- mais est de savoir qui paie. Augmenter les franchises médicales c’est augmenter les restes à charge et notamment ceux des plus malades, c’est augmenter les inégalités sociales car ces restes à charge sont d’autant plus lourds que les revenus sont faibles. C’est le choix que fait, par décret, ce gouvernement comme les précédents. C’est aussi faire croire que ce sont les patient.e.s qui sont responsables du « trou « de la Sécu : ils sont trop malades !
De même pour lutter contre les fraudes à la Sécurité Sociale, ce gouvernement instaure, par décret également, l’obligation pour les personnes bénéficiaires de l’ Aide Médicale d’ État de présenter une pièce d’identité avec une photo ce que nombre d’entre elles ne peuvent produire en raison même de leur statut de demandeur d’ asile, incapable de l’exiger de leur pays d’origine. C’est une volonté honteuse de leur refuser leurs droits. Alors que les principales fraudes sont le fait des professionnels de santé et des employeurs qui n’honorent pas leurs cotisations.
Décider de fausses solutions en culpabilisant les patient.e.s est une manière de gouverner . Prenons le cas des urgences. Le constat est clair : elles sont encombrées parce que des malades ou blessé.e.s ne peuvent être hospitalisé.e.s faute de places disponibles dans les services. La solution gouvernementale imposée : la régulation par les centres 15 des entrées aux urgences ! En quoi ceci diminue le nombre de patient.e.s devant être hospitalisé.e.s ??? en revanche les coupables sont désignés : ce sont celles et ceux qui ont recours « pour rien » aux services d’ urgence, et non pas celles et ceux qui ont décidé de supprimer des dizaine de milliers de lits d’hospitalisation ces dernières années.
Ne soyons pas dupes de ces fausses solutions qui ne font qu’aggraver les inégalités sociales de santé. Organisons ou soutenons les initiatives diverses et variées des citoyen.ne.s pour garantir l’accès aux soins et à la santé de toutes et tous. Soyons solidaires des nombreux mouvements revendicatifs des professionnel.le.s de santé.
jean-luc landas

 Faire payer les malades, un déni de solidarité ! 26.02.26
Le Premier ministre s’était engagé à ne pas augmenter les franchises médicales pour obtenir des députés un vote pour son projet de loi de financement de la Sécurité Sociale. Il tient parole, pour l’instant, en faisant payer autrement les malades : c’est une forme de parjure !
C’est par décret que les décisions sont prises : des augmentations de 15 à 33% ! Elles touchent dès le 1er mars le forfait journalier hospitalier et le forfait patient urgence, comme si les malades étaient responsables de venir aux urgences pour une pathologie ne nécessitant pas d’hospitalisation alors que trouver un médecin en urgence est souvent une gageure. Et au 1er avril, ce sera la « participation forfaitaire » facturée en cas de soins lourds et coûteux !
https://coordination-defense-sante.org/2026/02/communique-faire-payer-les-malades-un-deni-de-solidarite/

 Semaine 8 du 16 au 22 février 2026 : C’est un véritable brûlot contre la santé qui vient d’être rendu public
C’est un véritable brûlot contre la santé qui vient d’être rendu public avec le rapport conjoint de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) et de IGF (Inspection Générale des Finances) à propos de la situation financière des hôpitaux publics.
123 fois le mot « efficience » et 200 de plus en comptant les annexes ! Des perles comme « les freins aux restructurations par des acteurs qui ne participent pas au financement de l’hôpital public doivent être levés. », comme si ce n’était pas l’ensemble de la population qui participait au financement !
Au delà du vocabulaire, l’optique du rapport (un choix politique commandé par le gouvernement) est de trouver comment dépenser moins. Au moment où le rapport du sénateur communiste Fabien Gay a révélé 211 milliards d’aides aux entreprises sans transparence ni contreparties, la population ne peut comprendre cette volonté de saccage de l’hôpital public au nom de la réduction des dépenses publiques.
Le rapport se livre à une comparaison avec le secteur privé déconnectée de la vie réelle, du choix des malades « rentables » par le privé.
Le rapport débute par des propositions immédiates, aussi inquiétantes que de réduire les recrutements médicaux, revoir les investissements annoncés dans le cadre du Ségur ou faire payer plus les complémentaires et les patients.
Il propose une réorganisation complète appuyée sur une gradation des soins, une intégration beaucoup plus forte des hôpitaux dans les GHT (Groupements hospitaliers de territoire) en dotant ceux-ci d’une personnalité morale et le développement de l’ambulatoire, « l’hospitalisation complète devant constituer l’exception ».
Si la gradation des soins est légitime, elle ne consiste pas à dépouiller les premiers niveaux de toute ressource ! Et les exemples actuels font craindre, entre les fermetures de maternités de niveau I et les hôpitaux de proximité sans service d’urgence !
Quand à l’ambulatoire, s’il est un progrès quand il répond aux progrès techniques et à l’aspiration des malades, imposé, c’est un stress et une fatigue supplémentaire pour de nombreux malades sans parler des conséquences pour la vie des femmes, qui restent les principales aidantes.
Ce serait bien que la Ministre de la santé annonce ne pas tenir compte de ce rapport (qui nécessiterait de nombreux commentaires supplémentaires.).
Les élections municipales prochaines doivent contribuer au rapport de force politique en faisant élire de nombreuses municipalités progressistes, refusant ces réductions de dépenses publiques, défendant le service public et s’opposant à la haine de l’autre développée par l’extrême droite. La santé est au cœur des campagnes et nos comités y contribuent, comme en témoignent leurs multiples adresses dont certaines sont reprises dans ce bulletin.
Michèle Leflon

 Semaine 07 du 09 au 15 février 2026 : les services d’Urgences des hôpitaux de notre pays sont à l’agonie.
Pendant que le bruit des bottes se fait entendre partout (plus de 60 zones de conflits dans le monde) avec des conséquences dramatiques pour la santé de la population, les services d’Urgences des hôpitaux de notre pays sont à l’agonie.
La casse de notre service public de santé continue laissant les populations dans le désarroi.
Et quand on se dresse contre cette politique, le couperet tombe et ceux qui défendent pied à pied nos hôpitaux de proximité sont sanctionnés (voir Saint Affrique).
Nous sommes en période électorale, c’est le moment d’interpeller nos élus locaux et de promouvoir notre service de santé de proximité

 Semaine 6 du 2 au 8 février : Les élections municipales sont un moment important de la vie locale : les élus ont des moyens pour mettre en place des services publics en matière de santé
Les élections municipales sont un moment important de la vie locale : les élus ont des moyens pour mettre en place des services publics en matière de santé (les centres de santé par exemple), les maires, en tant que président du « conseil de surveillance » de l’hôpital, se doivent d’informer, d’interpeller parlementaires et gouvernement face à la dégradation du service hospitalier. Alors interrogeons les candidats sur leur projet ! (cf dans Dossiers)

 Semaine 5 du 26 Janvier au 1er Février 2026
Les plans de redressements financiers dans les hôpitaux suscitent des manifestations, la campagne électorale amène des comités à interroger les candidats sur leurs positionnements face à la santé.
L’exclusion des représentants de plusieurs des comités de la coordination illustre des attitudes de blocage de Directions et ARS.
La vie quoi (Henri Sud Aveyron)

 Semaine 4 du 19 au 25 janvier 2026 : L’année commence en fanfare
 une loi de financement de la Sécurité Sociale insuffisante pour garantir des réponses adaptées au besoin et notamment ceux de l’hôpital public notamment dans le secteur psychiatrique et pédopsychiatrique. Des menaces de rétablissement par décret des mesures écartées dans la loi : augmentation des franchises, diminution de la prise en charge des affections de longue durée ( ALD)
 des grèves, des mobilisations dans nombreux secteurs notamment aux urgences (Rennes, Angers, Saint Brieuc) où, une nouvelle fois, le personnel ne peut faire face, dans des délais convenables, à l’afflux de malades lors d’ épidémies hivernales prévisibles faute de lits d’hospitalisation suffisants, résultat de la politique de fermeture depuis des dizaines d’année : https://coordination-defense-sante.org/carte-des-fermetures/
 et aussi des succès, fruit de batailles longues et tenaces : EHPAD de Château-Thierry, CMP-Bruyeres, centre IVG de l’hôpital Tenon. Une invitation à ne pas baisser les bras.
jean-luc landas.

 Semaine 3 du 12 au 18 Janvier 2026 : L’accès aux soins est en crise, mais ce sont les économies qui sont à l’ordre du jour !
Dans un rapport adopté le 9 décembre dernier, l’académie de médecine prône la sobriété dans le soin. Le titre n’est pas anodin dans le contexte politique actuel ! Si l’on ne peut que partager la notion du « juste soin », s’inquiéter de certaines surconsommations médicamenteuses, le rapport dérape quand il met en cause l’augmentation des transports sanitaires, en rapport avec l’éloignement des lieux de soins, ou les arrêts de travail abusifs, alors que les médecins du travail dénoncent le fait que des salariés travaillent alors qu’ils devraient être en arrêt. On apprécie davantage la critique de la financiarisation des établissements et professionnels de santé visant une rentabilité à très court terme ou la dénonciation des mécanismes de fixation du prix des médicaments même si le rapport n’évoque pas ce qui est indispensable : aller vers un pôle public du médicament.
Ces quelques lignes ne résument pas ce rapport, mi chèvre, mi-chou, qui mérite lecture à la différence du scandaleux communiqué de l’académie de chirurgie défendant les dépassements d’honoraires en se plaignant qu’ils ne soient pas assez remboursés par les complémentaires, et prétendant que le secteur privé permet des économies, alors même que le principe est de trier pour ne faire que ce qui rapporte !
Le gouvernement a cédé sur quelques unes des revendications les plus légitimes des médecins, en particulier sur les arrêts de travail mais pendant ce temps, des informations remontent des régions sur la réduction des places dans les écoles paramédicales du fait de la suppression de la compensation financière par l’État. Dans le Grand Est, c’est la perte de 652 places en IFSI sur les 3544 de l’année dernière qui vient d’être annoncée.
La situation de l’accès aux soins est critique, mais les directeurs/trices d’ARS, aux ordre du gouvernement, communiquent ! L’ARS du Grand Est se vante de la mise en place du SAS dans tous les départements de la région (SAS = Service d’Accès aux Soins, numéro de tél, géré par les libéraux). Dans les Ardennes, c’est deux heures par jour du lundi au vendredi. Les communiqués des ARS se succèdent également sur la mise en place du réseau France Santé comme celui de PACA. Ce n’est pas l’obtention d’un label qui améliore l’accès aux soins !
Michèle Leflon

 L’intérêt de la population n’est pas défendu par la grève des médecins libéraux ! 13.01.26
La grève des médecins libéraux s’accompagne d’une campagne médiatique dans laquelle ils prétendent défendre l’intérêt de la population, s’appuyant sur les défauts majeurs de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2026.
Cette LFSS ne répond effectivement pas aux besoins de la population, avec des recettes très insuffisantes pour permettre l’accès aux soins de toutes et tous et la prise en compte de l’autonomie. Il y a aussi des horreurs, comme la limitation des arrêts maladies ou le contrôle tatillon d’autres prescriptions médicales visant à les réduire.
https://coordination-defense-sante.org/2026/01/communique-linteret-de-la-population-nest-pas-defendu-par-la-greve-des-medecins-liberaux/

 Coordination Nationale Défense Santé : Semaine 2 du 5 au 11 Janvier 2026 : 2026 comme 2025 : les services d’urgences continuent de fermer, l’hôpital public est sacrifié au profit du privé.
2026 comme 2025 ; pendant que notre ministre se promène dans les services d’Urgences pour s’inquiéter des conséquences de la grève des médecins libéraux, les services d’urgences continuent de fermer, l’hôpital public est sacrifié au profit du privé.
Quand mesurera-t-on au gouvernement les conséquences concrètes de ses abandons.
On compte sur le libéral et il fait de plus en plus défaut dans ses missions territoriales de prise en charge des soins.
Il est temps de promouvoir un véritable service public de prise en charge de la santé de proximité.

 Semaine 1 du 29 décembre au 4 janvier 2026 : Quand on est en train de tout perdre, il reste l’humour et… les luttes : n’oublions pas qu’ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux

 Semaine 52 du 22 au 28 Décembre 2025 : Le brouillard avant la nuit . Ou on se ressaisit ?
Un gouvernement qui assène, avec une majorité improbable, un budget de la sécurité sociale poursuivant la casse d’un système de santé en chemin pour la ruine.
Il réduit, dans un même temps des restrictions mises sur les poisons déversés au nom des intérêts du marché.
Une majorité d’habitant.e.s, pour qui l’accès à la santé est la priorité, mais qui, dans le brouillage et la cacophonie médiatique ne sais comment résister. Des objectifs pour une humanité assumant les nécessaires changements à une vie meilleure ou tout simplement possible, noyés sous la peur de l’immigration et des guerres.
Les défenseurs de la mondialisation capitaliste et ceux de sa version repliée occupent les rouages médiatiques et multiplient les surenchères.
Face à un budget qui réduit le droit à la santé des habitants, la quasi unanimité des organisations de médecins libéraux se lance dans une action ...pour les dépassements d’honoraires.
Il doit bien y avoir une tension compréhensible entre les gestionnaires-financiers et les professionnels, mais faut il que le communautarisme soit développé pour que ce bras de fer ultra-corporatiste puisse être proposé comme un moyen de changer ?
Les courageuses prises de position du très minoritaire SMG * semblent à contre courant. Les interpellations de nos comités permettront elles la prise de conscience sur l’obligation de se servir du volant plus que de l’accélérateur ?
Henri (Sud Aveyron)

 Semaine 51 du 15 au 21 décembre 2025 : les déficits budgétaires des hôpitaux publics vont augmenter
Cette fois c’est fait : la loi de financement de la Sécurité Sociale est votée : nous savons à quoi nous en tenir : 3,3 % d’augmentation ne couvre pas les dépenses courantes : c’est la Fédération Hospitalière de France qui l’affirme. Ça signifie que les déficits budgétaires des hôpitaux publics vont augmenter, avec le cortège de non remplacement des intérimaires, des fermetures de lits dans tous les établissements publics, à l’occasion de « plan de retour à l’équilibre « euphémisme qui cache une réduction des réponses aux besoins de soins de la population. Les batailles n’ont pas été inutiles : pour l’instant, rien n’est définitif, le doublemement des franchises, les menaces sur les affections longue durée ( ALD ) sont repoussées. Mais restons vigilants. Les exemples développés ci-dessous( Mayenne, Le Vinatier, Saint Maurice, Digne, Lombez sans oublier Marmande ) sont autant d’invitation au rassemblement, à la mobilisation.
https://coordination-defense-sante.org/

 Démocratie en Santé ou arbitraire et simulacre ? 16.12.25
Des fermetures de services, d’hôpitaux de maternités décidées pour concentrer le système de santé.
Une installation des médecins décidée sans prendre en compte l’éloignement des habitants.
Des dépassements d’honoraires sources de discriminations.
Des logiques d’intérêts financiers dominant les productions et distributions de médicaments, les investissements et choix technologiques.
Des remboursements qui diminuent et sont reportés sur des assurances complémentaires Bref l’intérêt des habitant.e.s n’est pas au cœur de la gestion de la santé.
Au-delà des décisions législatives, la gestion locale est aussi en cause.
Comment en serait-il autrement quand la parole des usagers, leur réelle consultation, leur participation aux décisions n’existe pas ?
https://coordination-defense-sante.org/2025/12/communique-de-la-coordination-democratie-en-sante-ou-arbitraire-et-simulacre/

 Semaine 50 du 8 au 14 décembre 2025 : Le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale arrive au terme de son parcours parlementaire
Le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale arrive au terme de son parcours parlementaire mardi prochain. C’est un très mauvais PLFSS même si le texte issu de la seconde lecture à l’Assemblée nationale est moins pire que prévu, grâce aux mobilisations. Sur la partie « assurance maladie » le gouvernement a du s’engager à ne pas doubler les franchises (méfiance, car cela peut toujours passer par décret), augmenter l’ONDAM (objectif national des dépenses d’assurance maladie), certes insuffisamment.

Le gouvernement, les députés, ont du entendre la colère populaire ! Mais il reste encore pas mal d’horreurs dans ce PLFSS, comme la taxation des complémentaires, qui va se traduire dans les cotisations.
Les organisations de la médecine libérale surfent sur la grande insuffisance de ce PLFSS pour obtenir l’appui de la population dans un mouvement revendicatif prévu début janvier mais qui a pour but essentiel de défendre la médecine libérale. C’est en fait très corporatiste, avec la défense du secteur 2 permettant des dépassements d’honoraires, et le refus de la loi Garot, simple petite régulation à l’installation des médecins ! C’est dommage, car ils sont aussi les victimes des politiques austéritaires qui conduisent à des contrôles bureaucratiques de leur activité, sur les arrêts de travail par exemple. Mais leurs organisations ont aussi réussi à faire capoter le projet de limiter les rentes économiques dans certains secteurs. Quand on voit comment la financiarisation a gagné la radiologie par exemple ! La Coordination propose d’aller vers l’égalisation des revenus (et des conditions de travail, en particulier en ce qui concerne la permanence des soins) entre médecins salariés et libéraux et entre les spécialités.
Ce PLFSS ne va pas arrêter les mobilisations pour l’accès aux soins ! Regardez, cette semaine, Digne et 2000 personnes dans les rues de Mayenne !
Michèle Leflon

 Semaine 48 du 24 au 30 novembre 2025 : L’accès aux soins un droit pour tous !
Pour citer un copain de Mayenne, les luttes se gagnent dans la rue : alors mobilisons-nous le 2 décembre !
La Coordination rappelle les reculs que le vote du PLFSS pourraient imposer.

 Semaine 47 du 17 au 23 novembre 2025 : L’accès pour tous à des soins de qualité doit être une priorité nationale. 24.11.25
Les 37èmes rencontres nationales de la Coordination se sont tenues ces 14, 15 et 16 novembre à Marmande (47). En ce 80ème anniversaire de la Sécurité Sociale, elles ont débuté par un rendez vous devant l’hôpital avec Pierre Caillaud Croizat, le petit fils du ministre bâtisseur de la Sécurité Sociale. Outre les délégations des comités, ce sont environ 400 personnes qui ont participé à un moment de ces rencontres, en particulier le vendredi soir. C’est une très forte volonté d’agir pour l’accès aux soins, à l’image de ce qui se passe dans le Marmandais, qui s’est manifestée. Des quatre coins de la France, c’est une immense colère contre la catastrophe sanitaire actuelle.
https://coordination-defense-sante.org/2025/11/coordination-declaration-de-fin-des-37emes-rencontres-nationales/

 Semaine 46 du 10 au 16 novembre 2025 : L’écho des Rencontres Nationales
Le comité « urgences, accès aux soins pour tous » de Marmande- Tonneins a accueilli de vendredi à dimanche les 37 èmes Rencontres Nationales de la Coordination Nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité. 24 des 69 comités à jours de cotisation étaient représentés, 3 excusés pour raison de santé. Grâce à une organisation parfaite dans un parc des expositions mis à disposition par la municipalité, les débats prévus se sont déroulés dans de très bonnes conditions matérielles. Nombre d’élu.e.s locaux, régionaux, nationaux (députés et sénateur ) ont participé à nos débats. Deux thèmes principaux cette fois . D’abord la Sécurité Sociale, en vie depuis 80 ans, mais menacée comme nous l’a rappelé Pierre Caillaud-Croizat , petit fils d’ Ambroise Croizat, ministre du travail, bâtisseur de la Sécu en 45. Ensuite la démocratie en santé pour l’égalité républicaine : à la Sécu, pour les personnels de santé, pour les citoyen.ne.s.

 Coordination Nationale Défense Santé : Semaine 45 du 3 au 9 Novembre 2025 : 37èmes Rencontres Nationales à Marmande
Rassemblement à Apt, Lannion, réunion publique à Montreuil, St Affrique, Mayenne, chaîne humaine et journée de débat à Dole, sans compter les habituels rassemblements du vendredi à Luçon et Marmande, les initiatives des comités de la Coordination pour l’hôpital et/ou pour la Sécurité Sociale ont encore été bien nombreuses cette semaine ! Après Remiremont, Vesoul … la semaine dernière !
Avec le doublement des franchises médicales, les mises en cause sur les Affections de Longue Durée, la Sécurité Sociale file un mauvais coton : ne plus jouer son rôle de solidarité universelle et il ne s’agit là que de quelques unes des mesures du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale, actuellement en débat au Parlement, un PLFSS qui a été traité assez justement de musée des horreurs ! Alors que les plans de redressement se multiplient dans les hôpitaux ce sont de nouvelles économies qu’on leur demanderait pour l’an prochain. Insensé ! Alors, bien sur, on continue à faire signer la pétition de Convergence des Services Publics.
Face à un accès aux soins de plus en plus compliqué, financièrement et du fait de l’absence de professionnels de santé en nombre, la mobilisation populaire doit s’accentuer. Cela passe par faire reculer le fatalisme ou les mauvaises solutions de la préférence nationale qui ne règlent rien. Cela nécessite de faire connaître les victoires, aussi petites soient-elles : elles montrent l’intérêt de la mobilisation. Et n’oublions pas par exemple que la maternité de Vierzon, très menacée il y a quelques années, fonctionne toujours. Cela passe aussi par des propositions concrètes, comme la plaquette que la Coordination a récemment rédigée sur le service public territorial de soins de premier recours ou le plan d’urgence qui vient d’être mis à jour.
Pour coordonner l’action des comités – c’est le sens même du nom de notre association – pour réfléchir ensemble et proposer, la Coordination tient le week-end prochain du 14, 15 et 16 novembre ses 37èmes Rencontres Nationales à Marmande. C’est toujours un grand moment de remue-méninges et d’amitiés partagées. Le programme actualisé est là. Merci à l’association « urgences : accès aux soins pour tous » de Marmande de nous accueillir !
Michèle Leflon

 Semaine 44 du 27 Octobre au 02 Novembre 2025 : En cette semaine d’examen du budget 2026, les masques sont tombés.
Fidèles à ces orientations libérales, les macronistes et la droite ont refusé les mesures de justice fiscales proposées par la gauche qui auraient permis de donner un peu d’air à nos services publics et nos hôpitaux.
Ce qui est révélateur c’est le positionnement du RN qui les a suivi.
Les masques tombent !!!!
La semaine prochaine, vient en discussion le Projet de Budget 2026 de la Sécurité Sociale.
Derrière un hypothétique report partiel de la réforme des retraites, des mesures graves d’atteintes à note santé : augmentation des restes à charge, gel des retraites et des minimas sociaux, etc...
La mobilisation pour la journée du 06 Novembre prochain est déterminante pour l’avenir de nos hôpitaux de proximité en grave danger avec la circulaire minisitérielle sur la performance des hôpitaux.
Joseph MAATOUK

 Semaine 43 du 20 au 26 octobre 2025 : Date d’application (d’exécution ?) immédiate
La présente instruction s’inscrit dans la continuité de la circulaire du Premier ministre du 23 avril 2025 relative à l’efficience et à la performance des établissements de santé. Elle dresse les modalités de pilotage de la démarche de performance et de redressement que les directeurs généraux des agences régionales de santé (ARS) doivent mettre en œuvre. Elle fixe en outre les orientations nationales de contractualisation des établissements de santé comme support d’atteinte des objectifs. Il s’agit ainsi de déployer un programme de redressement pérenne des équilibres financiers, tenant compte des besoins des structures et des territoires.
(...)
La dégradation de la situation financière des établissements de santé depuis 2021 nous invite à déployer un dispositif de pilotage resserré, à l’instar des démarches d’ores et déjà initiées par plusieurs ARS.
Les dispositions de la présente instruction contribuent à l’objectif de retour à l’équilibre des établissements de santé à horizon de cinq ans. Elles ne préemptent pas les conclusions des rapports des missions d’inspection en cours sur le financement et l’efficience des établissements de santé qui permettront de compléter et d’enrichir la démarche proposée.
Cette démarche doit reposer sur un processus d’intervention graduée avec pour objectif la réalisation de gains d’efficience consubstantiels d’une amélioration du cycle d’exploitation des établissements de santé pour assainir leur situation financière.
Ce dispositif a vocation à être ciblé sur les établissements en difficulté et une veille doit être réalisée sur l’ensemble du secteur.
Cette instruction s’inscrit enfin dans le contexte d’extinction complète des dispositifs de soutien introduits au titre de la crise sanitaire et qui sécurisaient les recettes d’activité des établissements de santé. Ainsi, en 2025, plus aucun établissement ne bénéficie de la sécurisation modulée à l’activité.
Henri (St Affrique-Sud Aveyron) qui a laissé la parole au ministère (1) via l’Instruction n° DGOS/FIP3/DSS/SD1A/2025/145 du 9 octobre 2025 dont l’intégralité est accessible sur le site des bulletins officiels
(1) une fois n’est pas coutume !

 Semaine 42 du 13 au 19 octobre 2025 : Les ministres valsent, le système de santé continue de décliner
Les ministres se succèdent à la santé tandis que l’hôpital et tout le système de santé agonisent ! Le changement de nom ne suffit pas : il faut des moyens, à commencer par annuler le projet de faire faire plus de 5 milliards d’économies sur le budget de l’Assurance Maladie. Nos hôpitaux n’en peuvent plus. Ils étaient déjà en difficulté. La circulaire de F. Bayrou au printemps, demandant aux ARS de leur serrer la vis, a encore aggravé la situation, favorisant la mise en place de plans de retour à l’équilibre financier (PRE), en fait des plans de suppressions de lits ou d’activité, de restrictions de personnels. Le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2026 doit donner aux hôpitaux les moyens de répondre aux besoins, de même qu’il doit arrêter de faire payer les malades avec les franchises. Et pas touche à l’AME.
https://coordination-defense-sante.org/2025/10/communique-les-ministres-valsent-le-systeme-de-sante-continue-de-decliner/

 Semaine 41 du 6 au 12 octobre 2025
L’absence de gouvernement, les coups d’éclat et autres volte-faces ne découragent pas les défenseurs de l’accès aux soins, à la prévention et à la santé. Les initiatives se multiplient : locales nombreuses et variées – lettre à l’ ARS, ciné-débat, conférence de presse, signature de la pétition pour la Sécu, banquet de résistance, rassemblement devant l’hôpital, manifestation de l’hôpital à la Caisse d’ Assurance maladie, représentation théâtrale à Ruffec- ou nationales- conférence -débat à la Bourse du travail de Paris, manifestation nationale de 5000 salarié.e.s de la santé et du social à Paris le 9 octobre, sans compter les marathonien.ne.s de Sarlat, Luçon, Marmande et Apt qui se mobilisent toutes les semaines depuis des semaines, des mois ou des années. La lutte est imaginative !
L’heure n’est pas à la résignation, au découragement. La mobilisation, quelle que soit la forme, est nécessaire pour rassembler largement et faire monter l’exigence de moyens suffisants pour répondre aux besoins de prévention, de soins et de santé de la population.

 Semaine 40 du 29 Septembre au 05 Octobre 2025
Manifestation intersyndicale du 02 Octobre, initiatives des comités pour les 80 ans de la Sécu, la santé était au centre des actions du mouvement social refusant la politique anti sociale préparée par le Premier Ministre Lecornu.
Prochaine étape, la discussion budgétaire et particulièrement le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2026.
Continuons sur notre lancée pour mobiliser les citoyens pour une politique de santé conforme aux besoins.

 Semaine 39 du 22 au 28 septembre 2025 : 80ème anniversaire de la première ordonnance créant la Sécurité Sociale.
Sa mise en place a été rapide, grâce à l’implication des militants de la CGT, comme le montre le film La Sociale et sous l’impulsion du ministre du travail Ambroise Croizat. Lors des 37èmes Rencontres Nationales de la Coordination, les 14, 15 et 16 novembre à Marmande, nous accueillerons son petit-fils, Pierre Caillaud Croizat.
Samedi prochain, Convergence des Services Publics organise avec tous ses partenaires une initiative à Paris. Dans les départements, nos comités initient également rassemblements, débats, projection de films comme à Sarlat, Aubenas, Bergerac, Ruffec …, des évènements dont vous pouvez retrouver l’annonce à la Une du site de la Coordination. Ils multiplient aussi les séances de signatures de la pétition La Sécu c’est vital, comme en témoigne ce bulletin. Il nous faut amplifier cette campagne à l’heure où, si la Sécurité Sociale est plébiscitée par la population, ses principes de solidarité sont remis en cause et la cure d’austérité, voulue par le Premier ministre, dans la suite de ses prédécesseurs, la menace.
L’évolution au cours des dernières décennies de réduction de la part des cotisations dans les ressources de la Sécurité Sociale, en particulier par les exonérations, compensées non intégralement par le budget de l’État, la fragilise. La cotisation, c’est une part des richesses produites mise en commun pour les aléas de la vie. Réduire cette part, c’est réduire la solidarité, ce qui fait le ciment de notre société, et c’est soumettre la Sécurité Sociale aux aléas politiques, ce que ses créateurs avaient précisément voulu éviter.
En réduisant les remboursements de l’Assurance Maladie, en laissant se développer les restes à charge, avec les dépassements d’honoraires, nos gouvernants favorisent une évolution d’une protection sociale solidaire vers les complémentaires inégalitaires. Dans le même temps, nos hôpitaux ne répondent plus aux besoins et les déserts médicaux s’étendent sans que la nécessité d’un service public territorial de soins de premier recours ne soit entendue.
La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité s’associera à toutes les actions pour que le prochain budget de financement de la Sécurité Sociale réponde aux besoins et en particulier soutient la mobilisation intersyndicale du 2 octobre et la manifestation nationale à Paris du 9 octobre devant le ministère de la santé à l’initiative de syndicats de la santé et de l’action sociale.
Michèle Leflon

 Semaine 38 du 15 au 21 septembre 2025 : Toujours pas de gouvernement, est-ce grave docteur ?
Cela prouve l’impossibilité de répondre positivement aux exigences de justice sociale exprimées, notamment, lors des mouvements des 10 et 18 septembre. Cette demande ne peut être satisfaite qu’avec de réels services publics et des revenus moins inégalitaires.
Des traitements qui pourraient être efficaces.
Rosine Leverrier

 Semaine 37 du 8 au 14 septembre 2025 : Nous demandons l’accroissement des recettes de la Sécurité sociale par les cotisations, notamment en faisant contribuer les revenus financiers des entreprises.
Le dernier gouvernement du président Macron a terminé en voulant imposer par des décrets, le doublement des franchises médicales, qui va accroître les restes à charge à payer par les malades, le durcissement de l’accès à l’AME (aide médicale d’État) avec des conséquences sur la santé individuelle des personnes en situation « irrégulière », mais aussi sur la santé publique.
Ces mesures font partie du plan d’ensemble de réduction des dépenses publiques.
Les hôpitaux sont exsangues, les médecins généralistes sanctionnés pour des arrêts de travail, alors même que des médecins du travail disent voir plus de gens continuer à travailler malades au détriment de leur santé que d’arrêts de travail injustifiés, les facultés de médecine manquent des moyens nécessaires pour former des professionnels en nombre suffisant. La santé ne peut supporter de nouvelles coupes budgétaires. Pour notre Coordination, l’accès aux soins doit être une priorité nationale.
La Sécu, c’est vital ! « Nous privilégions le financement de la Sécurité Sociale par la cotisation c’est à dire l’affectation d’une partie des richesses produites par le travail à la protection sociale solidaire ». Affirme la pétition de mobilisation au moment du vote de son budget. Elle a déjà recueillie 4000 signatures à Sarlat...
Au moment où les gouvernements culpabilise les habitants pour les faire payer, un rapport du Sénat sur les aides aux entreprises les chiffrant à 211 milliards d’€ sans transparence sur leur utilisation ouvre des perspectives sur où trouver l’argent nécessaire !
Les moyens financiers existent pour répondre aux besoins. Nous demandons l’accroissement des recettes de la Sécurité sociale par les cotisations, notamment en faisant contribuer les revenus financiers des entreprises.
Des mobilisations s’organisent le mouvement citoyen du 10 septembre, l’appel de l’ensemble des organisations syndicales le 18 septembre, des mobilisations plus locales ou sectorielles sont prévues.
Les initiatives de nos comités s’inscrivent souvent aujourd’hui dans ce contexte général.
L’avenir s’y joue au moins autant que dans les annonces du prochain gouvernement que le Président met en place.
Henri (St Affrique-Sud Aveyron)

 Semaine 36 du 1er au 7 septembre 2025 : L’accès aux soins en dépit des satisfecits gouvernementaux ne s’améliore pas
L’accès aux soins en dépit des satisfecits gouvernementaux ne s’améliore pas : fermetures ou menaces de fermetures définitives ou transitoires , « réorganisation « et « régulation » qui tentent de masquer des restrictions. Il est aussi également menacé par les mesures que le gouvernement tente de passer en force ( augmentation des franchises, réduction de l’ Aide médicale d’ État, réduction de la prise ne charge de Affections Longue Durée ). Les oppositions sont multiples et rassemblent largement ( voir plus bas ). Mais les communiqués utiles pour convaincre ne suffisent pas : la mobilisation des usagers, des personnels de santé est nécessaire et indispensable. Rejoignons les initiatives des 10 et 18 septembre dans tout notre pays, et du 16 septembre à Nantes pour les Pays de la Loire pour faire connaître et rassembler autour de nos propositions et la pétition nationale interorganisation « la Sécu , c’est vital !

 Semaine 35 du 25 au 31 août 2025 : La rentrée va être animée !
Une déclaration de politique générale du Premier ministre qui n’obtiendra sans doute pas la confiance de l’Assemblée Nationale, des mobilisations qui se préparent, le 10 septembre, le 18 et dans la santé le 9 octobre.
Le plan d’économies annoncé par F. Bayrou met en colère une large partie de la population. Et il y a de quoi ! Dans le domaine de la santé ce serait une moins bonne prise en charge par la Sécurité Sociale, moins de moyens pour les hôpitaux essorés, toujours pas de financement pour permettre aux universités de former plus de médecins et lutter contre les déserts médicaux… Une population en mauvaise santé, cela ne va pas aider à résorber la dette !
La mobilisation de la population est nécessaire, en lien avec les revendications locales : une mobilisation porteuse de propositions rassembleuses, dans l’intérêt général, donnant des perspectives aux luttes et permettant de battre en brèche les idéologies de division de l’extrême droite qui préfère faire porter la responsabilité de la crise aux étrangers, plutôt qu’à la finance, laissant celle-ci s’enrichir sur le dos de notre santé !
Ces mobilisations doivent nous permettre de rappeler que la Sécurité Sociale a besoin des cotisations pour remplir son rôle de solidarité ! Nous pouvons largement utiliser pour cela la pétition lancée par Convergence des Services Publics, avec de nombreuses organisations syndicales, politiques et associatives dont la Coordination « La sécu, c’est vital » La sécu est avant tout malade de son manque de recettes !
La dégradation de notre système de santé n’est pas inéluctable. La Coordination a des propositions : son plan d’urgence sur la démographie des personnels de santé et sa plaquette pour un service public territorial de soins de premier recours.
La rentrée, c’est aussi pour la Coordination sa présence à la fête de l’Humanité, cette grande fête populaire, artistique, politique avec un stand avenue Josette et Maurice Audin, où vous êtes toutes et tous invités à venir nous rencontrer et la préparation de nos 37ème rencontres nationales à Marmande les 14, 15 et 16 novembre pour réfléchir ensemble, en lien avec les mobilisations.
Michèle Leflon

 Semaine 34 du 18 au 24 août 2025 : les services hospitaliers continuent de fermer.
Alors que les « grandes puissances » se réunissent pour organiser la guerre (UKRAINE, GAZA, ...), les services publics continuent de se dégrader. Les droits des citoyens s’amenuisent...et les services hospitaliers continuent de fermer.
La rentrée s’annonce chaude : rencontres des organisations syndicales le 1er Septembre, journée de blocage du 10 septembre.
Les comités et les citoyens doivent en permanence se mobiliser ; gageons que les premiers signes de mobilisation en amèneront d’autres.

 Semaine 33 du 11 au 17 août 2025 : Festival les Résistantes
Rosine Leverrier et Jean-Luc Landas, membres du Conseil d’ Administration de la Coordination Nationale, ont participé, pendant 2h30 au débat « Préserver nos services publics et quels services publics demain ? « organisé dans le cadre du festival les Résistantes dans l’Orne samedi 9 août. Arnaud Bontemps, du collectif Nos Services Publics, a introduit le débat puis tour à tour Julien, de Sud Rail, Rosine Leverrier, Jean-Luc Landas ont évoqué les ripostes de leurs organisations respectives aux attaques contre les services publics du transport et de la santé.
Nombreuses furent les questions et les témoignages des 200 personnes présentes alors que de nombreux débats de déroulaient simultanément ( les-temps-forts-du-festival-des-luttes-en-images ) Beaucoup d’interrogations sur « comment organiser la lutte ? comment gérer démocratiquement les services publics « afin qu’ils soient écologiques, équitables et démocratiques ». De jeunes nouveaux fonctionnaires firent part de leur déception en raison de l’impossibilité de réaliser leur mission et de leurs conditions de travail et s’interrogent sur leur avenir dans la fonction publique. D’autres ont insisté sur la part importante du milieu associatif à qui l’état ou les collectivités territoriales délèguent leurs obligations de service public.
Un moment d’émotion : une employée de la Sécurité Sociale a dit avoir choisi sa formation, son métier, après avoir entendu une intervention de Rosine Leverrier dans le lycée qu’elle fréquentait alors que la bataille pour le maintien de la maternité de Vire battait son plein : » c’est vous qui avez semé la graine »
Une belle après-midi militante riche d’échanges dans un cadre champêtre très agréable.

 Semaine 32 du 4 au 10 août 2025 : La santé, ne vous faites pas de soucis, ils s’en occupent !
C’est comme pour le dérèglement climatique, la Paix dans le monde, la justice sociale. Les dirigeants de cette belle mondialisation mettent toutes leurs compétences au service de l’humanité.
Ne croyez pas celles et ceux qui vous disent qu’il y a des habitant.e.s en manque de prise en charge qui abandonnent les soins ou sont pris en charge trop tard, des incendies, des canicules, des milliers de malheureux noyés en se cherchant un avenir, ce sont des mensonges de « populistes ».
Ce sont les vacances ne vous les faites pas gâcher par des rabat-joies.
Henri (Sud Aveyron)
https://coordination-defense-sante.org/

 Semaine 31 du 28 juillet au 3 août 2025 : Euréka ! Madame la Ministre a trouvé la solution pour équilibrer les comptes de la Sécurité Sociale
Il faut faire la chasse aux fraudeurs ! Mais la Caisse Nationale d’ Assurance Maladie le fait déjà et a fait ses comptes : 80 % des fraudes sont réalisées par les professionnels de santé mais c’est aux soi-disant profiteurs d’arrêt de travail injustifiés qu’il faut faire la chasse. Ce n’est au cœur de l’ été que diversion politicienne. La Sécurité Sociale souffre d’un manque chronique de recettes qui ne lui permet pas de répondre aux besoins de soins d’une population vieillissante. L’Appel initié par la Convergence des Services Publics vient à point nommé : la mobilisation est nécessaire pour contrer toutes ces attaques qui mettent en cause l’accès aux soins.

 Semaine 30 du 21 au 27 juillet 2025 : La Sécu dans la ligne de mire du gouvernement
Catherine Vautrin insiste lourdement sur la nécessité de faire des économies de santé et tout y passe : les Affections de Longue Durée, les arrêts de travail … dans un discours culpabilisant les malades et les soignants ! Pourtant l’endettement de la Sécu est infime par rapport à celui de l’État, en lien essentiellement avec une insuffisance de recettes … mais aussi avec le transfert de dettes de l’État au moment du COVID.
Pourquoi cette focalisation sur la Sécu ? N’est ce pas parce qu’elle est la forme la plus aboutie de solidarité dans notre pays, la mise en commun d’une partie de la richesse produite pour faire face aux aléas de la vie ? Et il faudrait la limiter à un petit filet de sécurité pour ouvrir largement les portes à l’assurance privée.
N’est ce pas aussi pour faire oublier d’autres pistes d’économies possibles, comme réfléchir à la conditionnalité des aides publiques aux entreprises, ainsi que le suggère le récent rapport du Sénat ? (cf article de France Info du 9 juillet)
Les attaques contre la Sécurité Sociale ne datent pas d’aujourd’hui, mais nous arrivons à un point de rupture. Contre le discours dominant, faisons signer la pétition lancée par Convergence des Services Publics.
Avec l’extrême-droite, le ministre de l’intérieur préfère mettre en cause l’Aide Médicale d’État, tandis qu’un rapport sénatorial propose de prendre en compte les revenus du conjoint dans le calcul de l’éligibilité à l’AME, à rebours de la logique de déconjugalisation, et cela avec le soutien du ministre de la santé et le risque majeur pour les femmes victimes de violence de devoir obtenir l’autorisation de leur conjoint pour se soigner.
L’accès aux soins de toutes et tous sans discrimination est pourtant un élément essentiel de la cohésion nationale !

 Semaine 29 du 14 au 20 juillet 2025 : La Sécu, c’est vital !
Une semaine marquée par le plan Bayrou pour le budget 2026.
Plan qui suscite de toute part une réprobation , voire un appel à développer la mobilisation à la rentrée.
Pendant ce temps les visites de ministres se succèdent dans différentes régions de France pour défendre la politique macroniste et les services d’Urgences et de maternité continuent de fermer.
Il n’y a pas que l’été qui soit chaud, la température sociale et les luttes aussi.
Joseph MAATOUK

 Semaine 28 du 7 au 13 juillet 2025
La prévention, le terme est souvent utilisé pour désigner les examens médicaux qui permettent de détecter rapidement des maladies (mammographie, diabète de type 2). Mais la prévention nécessite des décisions en amont, notamment l’interdiction de produits délétères. Le vote de la « loi Duplomb » nous rappelle que cette prévention est souvent ignorée, laissant la population face à la maladie.
Vous trouverez ci-dessous :
lien 1 le témoignage de malades ornais
lien 2 une tribune de chercheurs et médecins sur les conséquences de produits autorisés
lien 3 la pollution de l’eau du robinet dans 17 communes de la Meuse et des Ardennes
Rosine Leverrier

 Semaine 27 du 30 juin au 6 juillet 2025
Face aux offensives continues qui détruisent les outils de la santé en proximité, puisqu’ils mettent le feu à notre Droit à la santé , la mobilisation flambera le 4 octobre.
Henri (Sud Aveyron)

 Semaine 26 du 23 au 29 juin 2025 : Ça suffit ! Les malades ne sont pas responsables du déficit de la Sécurité Sociale !
C’est le branle bas de combat ! Le comité de suivi de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) vient d’annoncer un vraisemblable dépassement de cet objectif en 2025. Pas étonnant : il avait été fixé beaucoup trop bas ! Alors, la ministre en chef de la santé, C. Vautrin, a listé devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale toute une série de mesures pour réduire les dépenses : comme priver les hôpitaux des réserves ou dénoncer la convention signée entre l’Assurance Maladie et les médecins spécialistes et les kinés, un très mauvais signe pour la confiance que l’on peut avoir dans les engagements gouvernementaux.
Et la Sécurité Sociale prépare le plan d’économie pour 2026 : dans un récent rapport elle multiplie les propositions d’économies. Certaines ressemblent à des vœux pieux, comme améliorer le recours à un médecin traitant. A ce sujet, les dernières annonces feraient sourire si derrière il n’y avait pas des gens qui souffrent, des gens n’ont pas accès aux soins dans les conditions que l’on pourrait attendre dans un pays moderne au XXIème siècle : c’est au volontariat des médecins que Y. Neuder fait appel pour améliorer la situation dans 151 zones particulièrement critiques. Comme s’il y avait des médecins en surnombre, prêts à faire du volontariat. Mais d’autres propositions de la CNAM sont très inquiétantes, comme celle de remettre en cause le remboursement des affections de longue durée et au total, c’est 3,9 milliards d’euros d’économie suggérés pour 2026 !
Soyons sérieux ! La sécu n’est pas malade de trop de dépenses, mais d’un assèchement de ses recettes et il s’agit là d’un choix politique ! Celui de l’individualisme ou celui de la solidarité.
C’est le branle bas de combat pour les autorités. Cela doit aussi être le branle bas de combat dans la population. Soulignons les mobilisations en Mayenne, dans les Pyrénées Atlantiques, dans les Alpes de Haute Provence … La Coordination leur apporte toute sa solidarité.
Michèle Leflon

 Semaine 25 du 16 au 22 juin 2025
Des paroles…. et des actes de résistance
Les annonces gouvernementales ne manquent pas : suppression du numerus apertus dans les formations universitaires des professionnel.le.s de santé , plan santé psychiatrie dans le cadre de la grande cause nationale « santé mentale ». Les besoins sont tellement criants que personne n’ose plus les nier. N’empêche que celles et ceux qui osent le dire haut et fort et appeler à l’action pour défendre et développer sont accusés de lui porter atteinte !
En revanche, aucune annonce de moyens humains, financiers pour réaliser les mesures annoncées. Les doyens des faculté de médecine, pharmacie, dentaire le disent : augmenter le nombre de médecins, de pharmaciens, de dentistes nécessitent plus d’enseignant.e.s, de personnel administratif, de locaux et de terrains de stage. Sans moyens, ce ne sont que promesses de gascon !
Beaucoup ne sont pas dupes, les actions multiples annoncées ou passées rapportées ci-dessous en sont le témoignage. Toutes les catégories d’établissement, de spécialités, de personnel sont touchées. L’exemple du CHU de Nantes est particulièrement démonstratif : la semaine même où le directeur général convoquait la presse pour disserter, tout sourire, sur l’attractivité de l’établissement-positive attitude oblige !- se développaient quatre mouvements revendicatifs puissants, dans des secteurs et des catégories différentes y compris, fait rare, chez les cadres infirmiers.
Le verbe ne suffit pas, il faut des actes !

 Semaine 24 du 9 au 15 juin 2025
Dans ce monde où les conflits inondent nous devons penser aux très nombreuses victimes civiles.
Pendant ce temps là les préparatifs du budget 2026 s’organisent autour des restrictions budgétaires sur les politiques sociales : 40 milliards d’euros.
Les retraités gagnent trop, les bénéficiaires du RSA ne travaillent pas assez, les salariés veulent vivre au dessus de leurs moyens ;
Pourtant des économistes attérés proposent une taxation des plus riches qui permettrait de récupérer une trentaine de milliards d’euros.
Toute la droite et même le RN estime que cette proposition est irréaliste et ferait fuir les patrons....Chacun choisit son camp !!!!!
Il faudra se mobiliser à la rentrée pour avoir un budget PLFSS 2026 à la hauteur des besoins.
Joseph Maatouk

 La Cour des Comptes a sonné le tocsin : La trajectoire des comptes de la Sécurité sociale serait hors de contrôle ! 9.06.25
Mais au-delà du titre, très politiquement correct pour soutenir l’orientation du gouvernement actuel, le rapport est instructif :
 L’écart entre le prévisionnel 2024 et les comptes qui viennent d’être consolidés et analysés dans ce rapport est surtout du à des recettes inférieures aux prévisions et le plus grand écart est du à la fraction de TVA affectée à l’assurance maladie.
 Côté dépenses, l’ONDAM (objectif national des dépenses d’assurance maladie) a été dépassé de 1,3 milliards d’euros et ceci est lié aux deux tiers aux relations financières avec les laboratoires pharmaceutiques.
Et oui, il faudrait aller vers un pôle public du médicament !
Et oui, la TVA est une très mauvaise source de revenu pour la Sécurité Sociale. En plus, c’est la plus injuste qui soit, touchant davantage ceux qui ont le moins.
Le gouvernement continue ses ballons d’essai : après la TVA sociale, les menaces sur les ALD (affections de Longue Durée).
Et si, plutôt, on augmentait les cotisations de Sécurité Sociale pour avoir les moyens nécessaires aux remboursements des soins, au renflouement de nos hôpitaux exsangues ? En filigrane, la Cour des Comptes donne encore des arguments en parlant des exonérations : "les effets de cette politique, notamment sur les créations d’emplois, sont complexes à chiffrer". Sans commentaire !
La Coordination va évidemment se mobiliser pour que le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2026 réponde aux besoins !
Michèle Leflon

 Face à la catastrophe sanitaire, les parlementaires commencent à s’inquiéter de la dérive actuelle. 2.06.25
En votant, par exemple l’obligation pour les médecins d’attendre un départ pour s’installer dans les 10 % du territoire « surdotés » ou un moratoire sur la fermeture des maternités pour tenter d’enrayer la forte hausse des mortalités infantiles qui accompagne les fermetures de petites maternités.
Mais dans le même temps, les lobby médicaux se mobilisent pour bloquer ces initiatives et continuer une politique catégorielle et le gouvernement avec l’extrême droite agricole réintroduit l’épandage de poisons dans la nature et les aliments.
La santé est clairement l’enjeu de rapports de forces.
En octobre aura lieu le vote du budget de la sécu. Un moment de vérité aura lieu ! Le gouvernement semble vouloir s’appuyer sur les déficits qu’il crée pour imposer de nouveaux reculs.
Tout est question de choix, il n’y a pas ici de faits « objectifs et indiscutables ».
Alors les mobilisations locales déboucheront elles sur un véritable rapport de force national ?
Les démarches de convergences sont réelles, a coté et parfois en lien avec notre coordination des réseaux appellent à la mobilisation.
Mais pourquoi, jusqu’à ce jour, cela ne permet pas de donner une visibilité nationale ? Pourquoi le débat est focalisé sur les seules questions posées par les gouvernants et les lobby ? Pourquoi les réponses concrètes des divers comités locaux ne trouvent pas de traduction aussi concrète et mobilisatrice à l’échelle nationale ?
A nous de trouver des réponses, un moment, des objectifs, une forme de mobilisation qui sachent donner un écho aux mobilisations locales.

 Le corporatisme médical a perdu la bataille de l’opinion ! 27.05.25
En défendant la liberté d’installation à tout prix, la médecine libérale et en dénigrant la médecine salariée et le service public, les organisations des médecins libéraux ont donné l’image de professionnels indifférents à l’intérêt général. Toute notre solidarité à toutes celles et ceux qui se sont engagés dans ces métiers, précisément dans l’idée de servir la collectivité, d’autant plus leurs conditions de travail sont particulièrement dures.
Limitation des installations dans les zones sur-dotées, moratoire sur les fermetures de maternités : les députés ont entendu l’aspiration populaire à l’égalité républicaine de l’accès aux soins dans chacun de nos territoires. La Coordination est fière d’y avoir contribué avec ses comités et leurs actions de proximité.
Plus que jamais, la mobilisation doit continuer et s’amplifier !
Ces textes n’ont été votés qu’à l’Assemblée Nationale et doivent maintenant faire l’objet d’un débat au Sénat où une proposition de loi concurrente sur l’installation des médecins libéraux a été votée avec le soutien du gouvernement, faisant l’impasse sur les restrictions à l’installation en zones sur-dotées.
Surtout leur portée sera minime sans s’accompagner des moyens nécessaires : la formation de médecins en nombre, pour que la situation ne soit pas pire dans dix ans, la mise en place par le gouvernement d’un cadre national pour développer les centres de santé dans tous les territoires et des moyens financiers pour les hôpitaux : dans la partie dossier de ce bulletin, vous trouverez le lien vers l’inquiétant constat de la DREES, celui de l’aggravation de la situation budgétaire des hôpitaux et vers une récente circulaire du Premier ministre aux ARS recommandant la rigueur budgétaire.
Rappelons que la tarification à l’activité est conçue comme un outil de restriction budgétaire et que les maternités de niveau I sont obligatoirement déficitaires ! Il est si simple de ne pas recruter pour dire ensuite que les conditions de sécurité ne sont pas remplies et aller vers une fermeture en fait à but économique.
Plus que jamais, la Coordination et ses comités se mobilisent pour l’accès aux soins de toutes et tous dans la proximité !
Michèle Leflon

 Des avancées à confirmer ! 19.05.25
Ces derniers jours nous avons enregistrés avec satisfaction deux avancées : l’adoption en première lecture de la loi transpartisane portée par Guillaume Garot proposant de limiter la liberté d’installation des médecins dans les zones les mieux dotées, rétablissant l’obligation de participation à la permanence des soins , puis celle du groupe LIOT instituant un moratoire de trois ans de la fermeture des maternités de proximité pratiquant moins de mille accouchements par an et l’étude des causes de l’augmentation de la mortalité infantile néonatale .
Depuis des années nos comités localement et notre Coordination Nationale n’ont de cesse d’alerter sur les conséquences désastreuses en terme de santé publique – que personne aujourd’hui n’ose contester – de la désertification médicale et de la fermeture des maternités de proximité.
Mais rien n’est acquis, nul doute que nous mettrons à profit ces avancées et ce répit pour faire connaître et partager les propositions que nous avons élaborées (plan-d’urgence, service public territorial de premier recours, maternites, ) en allant à la rencontre de nos concitoyennes et concitoyens pour les convaincre d’agir pour garantir l’accès à des soins de qualité pour toutes et tous et équitablement sur tout le territoire.
jean-luc landas
DIFFICULTÉS D’ACCÈS AUX SOINS
COMMISSION D’ENQUÊTE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE
AUDITION DE MICHÈLE LEFLON, PRÉSIDENTE DE LA COORDINATION NATIONALE
la table ronde a permis à la fois de faire connaître nos propositions et de constater un certain nombre de convergences avec celles d’autres organisations
la vidéo : table-ronde

 Semaine 19 du 5 au 11 mai 2025
La proposition de loi sur les déserts médicaux a suscité des réactions démesurées de la part des organisations professionnelles de médecins ; quelques collectifs de médecins ont réagi en appelant à la décence.
La proposition de loi a été votée contre l’avis du gouvernement.
Les ministres sont « en mission » dans les territoires pour montrer qu’il agit pour l’intérêt des Français.
Mais la réalité est tout autre.
Nos compatriotes sont toujours désarmés pour se soigner. Les services d’urgences continuent de fermer.
Heureusement que les comités continuent d’agir et de se mobiliser.

 1er mai à Vire, une jeune femme m’interroge à propos du gilet que je porte : « vous défendez l’hôpital ? » 5.05.25
« Oui et un service public de santé ! »
Alors elle me raconte. Elle est à Vire depuis janvier et travaille dans une entreprise locale. Ne se sentant pas bien et sans médecin traitant, elle s’adresse au service d’accueil de l’hôpital. Le médecin ne l’ausculte pas, ne prend pas sa tension et lui pose quelques questions. Elle repart avec une ordonnance mais les médicaments ne sont pas remboursés ...alors elle quitte la pharmacie sans.
Et la prochaine fois ? Ce sera un arrêt d’une ou 2 semaines ?
Vite, des solutions ! Vite, un service public territorial de soins de premier recours !
Rosine L

 Vite, un service public territorial de soins de premier recours ! 30.04.25
Notre système de santé est à bout de souffle. Les soignants, trop peu nombreux, n’ont plus le temps de prendre en charge les malades comme ils le voudraient, sans parler des insupportables pressions pour réduire les dépenses de santé.
La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité leur fait part de sa totale solidarité, qu’elles ou ils soient salarié.e.s ou libéraux, médecins ou aide-soignant.e.s, sage-femmes ou kinés, infirmier.e.s etc …
La colère est légitime : cette situation est la résultante de dizaines d’années sans former suffisamment de professionnel.le.s de santé et d’une gestion calamiteuse, que le gouvernement actuel veut encore aggraver en faisant de nouvelles économies sur la santé.
https://coordination-defense-sante.org/wp-content/uploads/2025/04/PLAQUETTE_SERVICE-PUBLIC-TERRITORIAL-SOINS-PREMIER-RECOURS_BATfinal.pdf

 Jusqu’où iront les libéraux ? 28.04.25
Le looby des gynéco et groupes industriels continuent de prôner l’éloignement des maternités et leur regroupement pour industrialiser leur activité. Étonnant au moment où la mortalité infantile monte. Qu’on nous permette juste de noter une corrélation entre les distances et le temps d’intervention qui augmentent du fait des fermetures des maternités de proximité et cette grave dégradation.
L’ordre des médecins cherche à bloquer les mesures visant à mettre fin à la pénurie de médecins en invoquant « le risque d’avoir trop de médecins en 2050 ». Sans vergogne ces co-responsables du marasme actuel !
Un jeune malade mental massacre une jeune fille. Et notre candidat au leader-ship de la Droite extrême, occupant le poste de ministre de l’intérieur, mais occupé à sa croisade politico-haineuse qui dénonce un « laxisme » fantasmé, pour masquer la destruction du secteur psychiatrique et de la prévention en milieu scolaire.
Des députés faisant des ronds de jambe dans leur territoire pour s’assurer le maintien dans un poste (où ils disent de dévouer pour le bien commun) et qui tentent de bloquer un projet de régulation de l’installation des médecins généralistes, bien tempéré.
Des immigrés assurant la survie de nombre de nos services hospitaliers et surexploités dans des stages de « PADHUES » où la formation vient nettement en second plan.
Le cynisme et la folie des obsédés de la finance, ne tiennent que parce que nous sommes à genoux !
Les mobilisations locales, le Tour de France pour la sécu, les actions du secteur psychiatrique sont des outils pour changer tout ça.
Henri (Sud Aveyron)

 POURQUOI TANT DE HAINE ? 22.04.25
Nous l’emprunterons cette semaine à AUDACE 53, Association d’Usagers pour la Défense de l’HôpitAl et des serviCes publics de santé du Nord-MayEnne 53
POURQUOI TANT DE HAINE ?
AUDACE53 a pris connaissance de la proposition de loi « contre les déserts médicaux, d’initiative transpartisane » dite « loi Garot », soutenue par 258 députés et adoptée en première lecture le 2 avril par 155 voix pour et 85 contre (*).
Si 86 % des Français se déclarent favorables à cette loi, selon un sondage IPSOS pour la Fédération Hospitalière de France de mars 2025, une large majorité des médecins et des étudiants s’y oppose, y voyant la remise en cause de la sacro-sainte liberté d’installation. Certains y voient même, sans peur du ridicule, l’ombre de la Corée du nord !
A la lecture du texte adopté en première lecture, AUDACE53 constate qu’on est loin de la fin de la liberté d’installation, puisque les mesures contraignantes pour les médecins ne toucheraient à ce jour que 13 % du territoire. En effet, seules les zones considérées comme étant suffisamment ou largement sur-dotées seraient touchées par des mesures de conditionnement de l’installation. 87 % du territoire resterait donc hors de toute contrainte pour les médecins.
La proposition de loi contient également des mesures souhaitées par notre association, notamment :

  • la fin de la franchise pour les assurés sans médecin généraliste attitré,
  • la mise en place, au moins, de la 1ère année des études de médecine délocalisée dans chaque département,
  • La courbe démographique des médecins indique clairement que les prochaines années vont être pires que celles que nous vivons actuellement en terme de ressources médicales. Quelles que soient les responsabilités des uns et des autres depuis plus de 50 ans, responsabilités auxquelles les associations professionnelles de médecins ne sont pas étrangères, la situation impose que des décisions efficaces et adaptées soient prises.

AUDACE53 considère que, même si cette proposition de loi ne peut résoudre à elle seule l’ensemble de problèmes qui se posent à la population en matière d’accès aux soins, elle marque pour la première fois la volonté de la représentation nationale d’enrayer, par des mesures claires et simples, la spirale infernale de la destruction continue depuis au moins 25 ans du réseau de médecins, généralistes comme spécialistes.
L’association ne comprend pas la levée de boucliers du monde médical contre une proposition de loi qui correspond non seulement à un besoin et à une volonté de la population, mais surtout à une nécessité absolue pour l’avenir de tous.
A l’heure où notre système de santé prend l’eau de toutes parts,
où 10 à 15 % de la population n’a pas ou peu accès aux soins,
où l’hôpital public se heurte aux pires difficultés,
où les Urgences sont un peu partout fermées ou régulées faute de médecins,
où les médecins hospitaliers étrangers indispensables à notre système de santé sont rémunérés entre 1500 et 2000€ mensuels,
où les 3/4 des maternités ont été fermées en 30 ans,
où concomitamment la mortalité infantile a été multipliée par 2, faisant passer la France des tout premiers rangs, au 23ème de l’Union Européenne,
n’y a-t-il pas d’autre priorité pour le monde médical que de s’élever contre la « loi Garot » ?
AUDACE53 n’a pas la même notion des priorités. C’est pourquoi, tout en continuant à revendiquer notamment :
un doublement, au moins les prochaines années, du nombre d’étudiants passant en deuxième année,
la fin du secteur 2 et des dépassements d’honoraires,
la création de CHU (seulement 37 actuellement) de façon, à mailler le territoire et augmenter l’offre de formation,
une juste rémunération des internes et des PADHUE au prorata de leur niveau de formation et de leur temps de travail,
notre association apporte son soutien à la proposition de loi régulant l’installation médicale dite « loi Garot » et appelle les représentants de la Nation à la voter définitivement.

 Saluons la manifestation du 9 avril à Bagnères de Bigorre ! 14.04.25
La Coordination est totalement solidaire de la lutte de la population avec son comité. pour ses urgences et son scanner.
De Lodève à Mont-Saint-Martin, en passant par Sarlat, Ruffec, Concarneau, Tours ..., la journée mondiale de la Santé a été l’occasion d’initiatives pour exiger que l’accès aux soins de toutes et tous soit une réalité, pour partager avec la population explications et propositions. Dans les territoires ruraux, comme dans les grandes villes, la question est cruciale. A Paris le Tour de France pour la Santé avait organisé une initiative le 5 avril, mais il y a eu aussi Bruxelles, Madrid, Venise... car le manque de professionnels de santé et la pression exercée pour diminuer les dépenses publiques de santé dépassent nos frontières !
Mention spéciale dans ces diverses initiatives pour Amilly, dans l’agglomération montargoise. Le comité a été soutenir les salariés de Sanofi, qui veut se débarrasser de son site dans cette commune. C’est là que sont produits des médicaments aussi connus que l’Aspégic et le Kardégic, pas assez rentables pour Sanofi car trop vieux sans doute ! A l’heure où les pénuries médicamenteuses se multiplient, il est urgent de ne plus laisser les laboratoires pharmaceutiques gérer uniquement en fonction des profits attendus, et de créer un pôle public du médicament.

 Une semaine pleine d’initiatives de nos comités 7.04.25
Une semaine pleine d’initiatives de nos comités ; le bulletin en rend compte.
Ce n’est pas fini car la fin de semaine et la semaine suivante sont marquées par des initiatives publiques de nos comités dans le cadre de la semaine européenne de défense des droits à la santé.
Gageons, hélas que la presse en rendra moins compte que des agitations médiatiques autour des décisions judiciaires et douanières des Etats Unis d’Amérique.
Que l’on ne nous fasse pas croire qu’il faut sacrifier notre modèle social aux budgets militaires (150 Milliards pour la France tout de même).
Petite éclaircie et pas des moindres : mercredi dernier à l’Assemblée Nationale, le vote de l’article 1 de la loi Transpartisane contre les déserts médicaux ;
C’est la première fois en France et dans le monde qu’une décision législative remet en cause la sacro-sainte liberté d’installation.
https://coordination-defense-sante.org/

 Déserts médicaux, l’intérêt général sera-t-il une nouvelle fois sacrifié ? 31.03.25
L’ordre des médecins et ses alliés tentent de bloquer des mesures contre la désertification médicale (voir ci dessous) et s’inquiète de voir la pénurie de médecins disparaître en 2040 et ses capacités de chantage se réduire (cf P.8)
Ce Projet de Loi, n’est pas la révolution, simplement la limitation de l’installation des médecins dans les zones les mieux dotées, 12 % du territoire seulement, avec dans chaque département des zones sous dotées. Cédant à la sirène des syndicats médicaux corporatistes, les députés de la majorité présidentielle, de la droite et du rassemblement national, ont voté pour la suppression de cet article lors de la réunion de la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale.
La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité rappelle ses propositions : il est impératif de former plus de médecins, sinon dans dix ans, la situation sera pire et il faut démocratiser les études en salariant les étudiants en échange d’un engagement de service public. Évidemment, la liberté d’installation ne peut s’opposer à l’intérêt général. Les médecins sont d’ailleurs la seule profession de santé pour laquelle il n’existe pas encore de régulation de l’installation. Enfin, il faut en finir avec la mise en concurrence du privé et du public en allant vers l’égalisation des revenus et des conditions de travail des médecins quelque soit leur statut libéral ou salarié et leur spécialité.
Nous appelons les députés récalcitrants à se ressaisir pour rétablir les articles supprimés lors du débat en séance publique le 1er avril.
D’autres réagissent aussi :
L’Association des Petites Villes de France (APVF), (…) Ce texte, travaillé de longue date par un groupe transpartisan rassemblant plus de 200 députés de toutes sensibilités, représente une opportunité historique de faire consensus autour d’un objectif partagé : garantir un égal accès aux soins pour tous les Français, quel que soit leur lieu de résidence. Toutefois, l’APVF regrette le rejet de l’article 1er, qui vise à encadrer l’installation des médecins afin de mieux orienter les nouvelles installations vers les zones sous-dotées, où les besoins sont les plus urgents. (...)Les petites villes, en première ligne face à la désertification médicale, ne peuvent plus se contenter de bonnes intentions : elles ont besoin de décisions courageuses, concrètes et équitables.
Et pendant ce temps là la mobilisation des habitant.e.s augmente comme en témoignent les nombreuses initiatives des comités.
Henri (Sud Aveyron)-Une augmentation des taux de mortalité infantile place la France à la 23ème place en Europe 24.03.25
Notre pays est passé de 3,7o/oo en 2021 à 4,10/00 en 2024. Ces chiffres cachent une autre réalité : les inégalités territoriales. Les départements d’Outre Mer ont un taux supérieur à 6, en métropole, l’Indre et Loire, la Seine St Denis, le Jura et le Lot un taux supérieur à 5.
Éloignement, conditions de vie sont des facteurs de risques pour les nouveaux nés et leurs maman.
Évelyne Combier l’avait déjà analysé il y a plus de 10 ans.
Les gouvernements n’agissent pas ! Il reste nos combats !
https://www.insee.fr/fr/statistiques/7627069
https://theconversation.com/risques-caches-de-laccouchement-en-france-les-defis-des-
naissances-inopinees-hors-maternite-248947
Le témoignage d’une sage-femme
https://coordination-defense-sante.org/espace-dexpression-libre/sf-final/

 Des chiffres très instructifs qui confirment le vécu quotidien de celles et ceux qui fréquentent les hôpitaux publics 17.03.25
La DREES ( voir en fin de ce bulletin ) publie ces jours derniers des chiffres très instructifs qui confirment le vécu quotidien de celles et ceux qui fréquentent les hôpitaux publics. Comment s’étonner que le nombre de passages aux urgences hospitalières diminue quand elles sont fermées totalement ou partiellement la nuit ou certains jours ? Comment s’étonner que des malades attendent des heures et des heures aux urgences pour être hospitalisés quand le nombre de lits d’hospitalisation diminue , que le nombre de salariés de l’hôpital public ne progresse plus ?
Ce qui est encore plus intéressant ce sont les chiffres qu’elle ne cherche pas ou qu’elle connaît mais ne publie pas. Que deviennent les patient.e.s dont l’entrée aux urgences est refusée ? Qui les prend en charge, dans quel délai ? Quel est leur devenir ? Qu’en est il des délais d’hospitalisation à partir du moment où l’indication en est posée ? Quel délai pour la réalisation d’une intervention chirurgicale, une imagerie, une exploration fonctionnelle ? Quel délai pour obtenir une consultation spécialisée ?
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 Insoutenable ! C’est à la grève de la faim que recourent 300 PADHUE (Praticiens à diplôme hors Union Européenne) devant l’incurie gouvernementale. 10.03.25
Alors que la France manque terriblement de médecins, que nombre de services hospitaliers ne fonctionnent que grâce à ces médecins, le gouvernement n’a toujours pas pris les mesures qui s’imposent pour leur permettre d’accéder enfin à un statut digne et préfère les garder dans la précarité ou les expulser du territoire national. Autant aller débaucher des médecins à l’étranger et dépouiller des pays des professionnels qu’ils ont formés est scandaleux, autant ne pas titulariser celles et ceux qui sont arrivés en France pour des raisons multiples relève de la maltraitance. Qu’elles et ils soient assurés de la solidarité de la Coordination Nationale des Comités de défense des Hôpitaux et Maternités de proximité.
L’état désastreux de notre système de santé public n’est malheureusement pas propre à notre pays. Les témoignages qui nous arrivent à travers le réseau européen « Notre santé n’est pas à vendre » montrent les mêmes atteintes à l’accès aux soins, le même mépris pour les personnels de santé, les mêmes dérives pour favoriser les intérêts particuliers et la financiarisation dans les autres pays. Avec le réseau nous appelons à utiliser la journée du 7 avril, journée mondiale de la santé (et toute la période autour du 7 avril) pour porter nos exigences pour l’accès aux soins de toutes et tous sans discrimination et exprimer nos propositions.
Michèle Leflon

 L’enfance, nous devons la protéger et pourtant... 24.02.25
elon France info : Une enquête du Syndicat de la magistrature, à laquelle ont participé 176 des 522 juges des enfants de France, a mis en évidence "au moins 3 335 placements non exécutés en France", soit autant d’enfants contraints de rester dans leur famille, malgré le danger qu’ils encourent. "Aux placements non exécutés s’ajoutent les placements mal exécutés", complète le syndicat, évoquant des mineurs "ballottés de lieu d’accueil en lieu d’accueil et/ou hébergés dans des lieux non agréés par le département, voire dans des hôtels ou au camping, ce qui est pourtant interdit par la loi".

 Agir, réfléchir pour proposer, tout cela était au programme du 1er février
 Une mobilisation monstre à Guingamp, où iels étaient venus de toute la Bretagne pour exiger la réouverture des services d’urgence, de chirurgie, de maternités.
 Une journée de débat à Montreuil sur la Sécurité Sociale, à l’initiative de Convergence des Services Publics (enregistrements au chapitre culture de ce bulletin).
Si la mobilisation bretonne a été particulièrement spectaculaire, préparée de longue date avec de très nombreux soutiens, ce n’est pas la seule mobilisation de la semaine et ce bulletin fait état d’actions multiples, en particulier à Ganges. A Montreuil, en introduction, Barbara Filhol a relaté les nombreuses mobilisations des personnels de santé dans le Val de Marne avec la lutte victorieuse des personnels de Villeneuve St Georges et la nécessité de la convergence avec les usagers.
L’unanimité s’est faite à Montreuil dans la table ronde du matin sur la nécessité d’améliorer la prise en charge financière par la Sécurité Sociale pour aller vers le 100 % à travers un débat contradictoire, passionné. En résumant à trop grands traits il y a trois manières de voir : une complémentaire obligatoire gérée par la Sécurité Sociale remplaçant les mutuelles, l’amélioration progressive des remboursements de la sécu, la possibilité d’un 100 % tout de suite. Avec un accord unanime sur la nécessité de combattre les charges indues, comme les dépassements d’honoraire ou les dividendes des labos pharmaceutiques et la nécessité de recettes nouvelles pour la Sécurité Sociale. A travers la question de la perte d’autonomie et surtout des retraites, l’après midi a été consacrée à cette question essentielle du financement.
Bien loin des préoccupations populaires, le gouvernement s’apprête à faire adopter un PLFSS à coup de 49.3 en ayant repris d’une main ce qu’il a donné de l’autre, par exemple en compensant son recul sur l’augmentation du ticket modérateur par une augmentation des taxes payées par les mutuelles, c’est à dire par un prélèvement sur nos cotisations !

 L’urgence de changer de braquet dans les politiques de santé 25.01.25
87 hôpitaux avaient déclenché un plan blanc au 10 janvier, d’autres depuis ont fait de même. Il s’agit là d’un dispositif exceptionnel, permettant en cas de catastrophe d’annuler tous soins programmés et de faire revenir du personnel. Or il n’y a eu ni attentat, ni tremblement de terre, simplement une épidémie de grippe saisonnière un peu plus forte que ces dernières années ! Ces suppressions d’activité programmées à répétition favorisent le report sur l’hospitalisation privée pour ceux qui peuvent se permettre les dépassements d’honoraires et autres faux frais. D’après les chiffres officiels, le volume d’activité de l‘hospitalisation privée est supérieur de 15,8 % à son niveau de 2019, tandis que celui du secteur public est inférieur de 5 % !
La « régulation » des urgences s’étend dans la plupart des hôpitaux : il faut appeler le 15, parfois de la porte même de l’hôpital, pour être accepté ou pas et cette obligation de sésame s’étend même à des maisons médicales de garde. Que la régulation aide la population à s’adresser au bon endroit est une chose, que les portes soient fermées en est une autre, mettant en danger celles et ceux qui dans le désarroi, ne savent se faire comprendre. Ce n’est pas seulement la Coordination qui dénonce ce danger, mais aussi des professionnels comme le Dr Wargon, chef du service des urgences de Saint Denis (93) et le Pr Casalino : « La filtration par la fermeture des services d’urgence est une fausse bonne idée, qui met en danger les patients les plus précaires et les plus fragiles. »
Cette régulation, dangereuse, est en plus absurde : les services d’urgence ne sont pas débordés par des patients qui auraient pu éventuellement consulter ailleurs, mais par ceux qui doivent être hospitalisés et restent des heures, des nuits sur des brancards, faute de place dans les services.
Il y a urgence, urgence de moyens financiers, urgence de formation !
Le déficit cumulé des hôpitaux publics s’aggrave, annoncé à 3,5Md € pour 2024. Ce n’est pas la minime augmentation de l’ONDAM annoncée par le premier Ministre qui va donner aux hôpitaux publics les moyens de répondre aux besoins : il faudrait 10 % !
Il faut former des professionnels en nombre : des aides soignant.e.s, des infirmier.e.s, des manipulateur.trice.s radio … les salarier pendant leurs études en échange d’un engagement de service public tout en veillant à garder les professionnels actuellement en poste en leur rendant ce à quoi ils aspirent : travailler pour soigner, pas pour la rentabilité ! Les facultés de médecine doivent avoir les moyens financiers pour former beaucoup plus de médecins, des études qu’il faut démocratiser. Arrêtons de vider les hôpitaux de leurs spécialistes au profit du secteur privé. C’est possible en allant vers l’égalisation des conditions de revenus entre le public et le privé et entre spécialités et en généralisant l’obligation de permanence des soins.

 Infos semaine 2 du 6 au 12 janvier 2025
Les conséquences dramatiques de la casse de la santé de proximité commencent à s’égrainer dans notre presse régionale. Difficile de continuer à masquer par des discours et des promesses la réalité. Alors il semble que le choix des dirigeants soit de rendre incompréhensible la situation en secouant dans tous les sens l’information à coup de com. Le monde des professionnels de la santé tendu entre ce que disent les personnels, ce que proclame les instances nationales médicales, ce que tentent d’exprimer les médecins hospitaliers, les généralistes libéraux, les sages femmes ...et que dire du secteur de la psychiatrie.
Alors, nous, usagers, si la mobilisation est nécessaire, et parfois réussie à se construire, la convergence de toute ces souffrance semble difficile dans cette confusion.
Notre coordination est, plus que jamais nécessaire.
Le débat budgétaire sur le budget de la sécu a-t-il été un moment de clarification ? On peut craindre que non, le vacarme médiatique s’attachant plus à commenter les stratégies politiques qu’à exposer les enjeux des débats et désaccords. Alors reprenons pied dans la réalité en informant sur ces enjeux.
Henri (St Affrique- Sud Aveyron)

 Catherine Vautrin était nommée Ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles dans le gouvernement Bayrou. L’histoire bégaye. 30.12.24
Il y a moins d’un an, Catherine Vautrin était nommée ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités dans le gouvernement Attal.
Depuis, il y a eu la dissolution de l’Assemblée Nationale, l’exigence populaire de politiques nouvelles.
L’état de notre système de santé a continué à se dégrader, le déficit des hôpitaux se creuse, avec leurs lots de fermetures aléatoires, les déserts médicaux s’étendent. Une étude dans le Grand Est atteste du désastre : dans les spécialités étudiées, la moitié des médecins ont arrêté leur activité entre 2011 et 2022. Il faut en moyenne 3 mois pour obtenir un rendez-vous de cardiologie, 20 jours si c’est urgent ! La régulation se généralise. Avec la mise en œuvre de la nouvelle convention médicale, elle s’étend aux maisons médicales de garde, supprimant tout recours pour la personne qui n’aura pas su exprimer au téléphone l’urgence d’une situation : c’est une véritable mise en danger !
Il y a quelques jours, Catherine Vautrin était nommée Ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles dans le gouvernement Bayrou. L’histoire bégaye. Seul le ministre délégué à la santé a changé : c’est Yannick Neuder.
C’est sur la protection sociale que le gouvernement Barnier est tombé : une motion de censure après un 49.3 sur le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2025. Un nouveau PLFSS va très certainement revenir en discussion. Portons nos exigences haut et fort : des moyens pour nos hôpitaux publics, nos EHPAD, pas de hausse des tickets modérateurs alors qu’il faudrait aller vers le 100 % sécu. Et aussi dans le budget de l’État, des moyens pour que les facs forment plus de médecins et pas de remise en cause de l’AME.
Il n’y a malheureusement pas d’illusions à se faire : seule la mobilisation populaire permettra d’inverser le déclin de notre système de santé. Je vous souhaite de profiter pleinement de cette période de fêtes avant de nous construire collectivement une bonne année 2025, une année de progrès ! Y’a du boulot !
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 Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et des maternités de Proximité : l’état déplorable de l’hôpital public et les difficultés de l’accès aux soins et à la santé // Journée de grève et d’action le 5 décembre
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 Le PLFSS de tous les dangers ! 30.09.24
Le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2025 n’est pas encore connu, mais les coupes budgétaires ont été annoncées.
Pourtant, la situation dramatique des urgences, des maternités, de la psychiatrie, de tous les hôpitaux de proximité appelés « petits » pour justifier et relativiser leur fermeture, manière de cacher que le réseau hospitalier est ainsi amputé de son lien de service public le plus accessible !
Au moment où le gouvernement poursuit une logique refusée par les électeurs, même la la Fédération Hospitalière de France demande un rattrapage sur 2024 de 2,4 milliards d’euros supplémentaires et une réévaluation de l’ONDAM de l’ordre de 3,9 milliards d’euros pour 2025.
Dans les mesures d’économies à l’étude, la mise en cause des ALD (affections de longue durée), les arrêts de travail, les transports sanitaires …
Et l’on connaît la tentation du nouveau Premier Ministre de remettre en cause l’AME pour caresser le racisme dans le sens du vote.
Malgré la vague de dégoût et l’impuissance démocratique, qui traverse le pays, des propositions visent à remobiliser, autour des services public, des services de santé de proximité, de la solidarité.
Henri (Sud Aveyron)
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 L’accès aux soins est une des deux préoccupations majeures de la population de notre pays. 23.09.24
La Coordination Nationale des Comités de défense a pris acte de la nomination du nouveau gouvernement.
L’accès aux soins est une des deux préoccupations majeures de la population de notre pays. Face à la désagrégation du système de santé des mesures urgentes s’imposent autour de quatre principes : services publics, saut quantitatif et qualitatif dans la formation des soignants, réelle démocratie en santé, financement suffisant
 Services publics : l’hôpital public doit être privilégié et sa proximité renforcée. Il n’est pas acceptable que des sociétés au seul but de profit s’enrichissent sur la santé, les médicaments, la perte d’autonomie. Un service public de soins de premier recours autour de centres de santé non lucratifs doit être impulsé nationalement.
 Formation des soignants : elle nécessite un bond quantitatif et qualitatif. Les formations doivent être démocratisées en salariant les étudiants en échange d’un engagement de service public. L’appel des doyens des facultés de médecine doit être entendu dès le budget 2025 de la nation. Sans moyens nouveaux, former plus de médecins est difficile et c’est pourtant indispensable pour que la situation ne soit pas pire d’ici 10 ans !
 Démocratie : les élus, les représentants des personnels et des usagers doivent avoir des droits décisionnels dans toutes les instances et les ARS ne jouer qu’un rôle d’appui technique, dans le cadre du respect de l’égalité territoriale et des règles décidées par la représentation nationale. Les salariés de la santé et du médico-social, avec leurs organisations syndicales, doivent avoir des nouveaux droits dans l’organisation du travail pour que leur éthique soit respectée en remettant le malade au cœur du dispositif et non la rentabilité.
 Financement suffisant. La FHF demande 6% d’augmentation de l’ONDAM simplement pour stopper l’aggravation des déficits des hôpitaux. Il n’est pas anormal que dans une société qui vieillit les dépenses de santé augmentent, nécessitant des ressources financières nouvelles. Simplement, la justice fiscale et sociale doit être une réalité et pas seulement un slogan. Nous faisons notre le principe de la Sécurité Sociale : "De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins". La Coordination refuse toute augmentation des restes à charge en santé (franchises, arrêt de travail, remise en cause des ALD ...) et continue à faire signer la pétition initiée avec Convergence des Services Publics : https://www.leslignesbougent.org/petitions/en-finir-avec-les-restes-a-charge-pour-les-malades-17430/. Toute remise en cause de l’AME serait inacceptable. Elle doit même être améliorée.
Enfin, la Coordination souhaite attirer l’attention de la ministre sur l’urgence de régler la situation des praticiens à diplôme hors union européenne (PADHUE), laissée en suspens du fait de la vacance gouvernementale.
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 Démocratie bloquée, et pendant ce temps… 19.08.24
Des fermetures de services d’urgences, des accès restreints (la com dit « régulés pour brouiller la réalité) cet été aura été un moment de tous les records. Les comités s’inquiètent d’une rentrée qui pourrait voir cette situation se prolonger.
Un recrutement de médecins diminué de 1510 postes pour la rentrée prochaine dans les fac de médecine.
Les raisons invoquées, un nombre très significatif d’étudiants a décidé de redoubler la dernière année de second cycle pour ne pas essuyer les plâtres de la réforme et avoir plus d’atouts pour choisir leur spécialité l’année prochaine.
Moins de candidats aux épreuves, donc le nombre de postes d’interne a été baissé !
S’ajoute à cela, une campagne actuelle des étudiants qui ont passés les épreuves, car il y a eu des diminutions de postes dans les spécialités les plus « prisées » et donc moins de chances même pour les mieux classés d’accéder à leur choix.
Bref, il y a un mélange de n’importe quoi de la part du gouvernement, de corporatisme des étudiants et ce qu’il faudrait c’est sans doute une grande réforme des études médicales mais dans l’immédiat, … monsieur Macron fait des calculs…
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 IL FAUT DE NOMBREUX PERSONNELS DE SANTÉ POUR RÉPONDRE AUX BESOINS DE LA POPULATION !
Devons-nous attendre encore ? Non ! Nous devons continuer à convaincre. Les besoins sans réponses, en matière de santé notamment, n’ont jamais été aussi grands : il y a urgence et nous avons des propositions.
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 La santé, grande cause nationale… des gouvernants à l’épreuve des faits maintenant ! 8.07.24
Le droit à l’accès aux soins n’est pas respecté dans notre pays ; toutes les études montrent la gravité des inégalités sociales et territoriales et la santé est une préoccupation majeure de la population.
Rappelons les principales propositions de la Coordination des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité :
L’accès aux soins et à la prévention suppose suffisamment de soignant·es, bien formé·es et également réparti·es sur le territoire ! Cela nécessite déjà de garder ceux que l’on a : revalorisations salariales, respect de leur éthique professionnelle et en ce qui concerne les médecins, égalisation des revenus entre secteur public et privé et entre spécialités et partage de la permanence des soins. Les PADHUE (praticiens à diplôme hors union européenne) doivent être validés. Il faut former des soignant·es en nombre, en les salariant pendant leurs études en échange d’un engagement de service public. Enfin, la liberté d’installation s’arrête là où commence l’intérêt général !
L’organisation sanitaire doit être élaborée démocratiquement et se faire autour du service public avec un maillage d’hôpitaux répondant aux besoins de proximité, aux besoins en psychiatrie aussi et une impulsion nationale pour un service public de soins de premier recours autour des centres de santé.
Il faut en finir avec les restes à charge pour les malades : interdiction des dépassements d’honoraires et mise en place d’un remboursement à 100 % par la Sécurité Sociale des soins prescrits. L’indemnisation des arrêts de travail ne doit pas être limitée par des jours de carence.
Aller vers un pôle public du médicament : la sécu n’est pas là pour enrichir les labos pharmaceutiques.
La Macronie, s’est bornée à des effets d’annonce sans traduction concrète. La Droite et son extrême leur xénophobie, leur projet de supprimer l’AME (Aide Médicale d’État) sont contraires à la nécessité de l’accès aux soins de toutes et tous vont continuer à distiller leur venin démobilisateur.
La volonté de diminuer, ce que nombre de gouvernants depuis des décennies appellent les charges sociales assécherait la Sécurité Sociale, notre bien commun.
La mobilisation concrète sur le terrain et coordonnées pour redonner les moyens, reste le levier essentiel pour un avenir qui ne soit pas le mur de catastrophe que nous construisent les fanatiques de la soumission aux gestionnaires financiers.
Henri (sud-Aveyron) inspiré par les amis de Monceau les Mines

 La santé, grande cause nationale 21.06.24
Le droit à l’accès aux soins n’est pas respecté dans notre pays ; toutes les études montrent la gravité des inégalités sociales et territoriales et la santé est une préoccupation majeure de la population.
Elle attend des futurs députés, du prochain gouvernement, des mesures fortes : la santé doit être une grande cause nationale ! Rappelons les principales propositions de la Coordination des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité :
L’accès aux soins et à la prévention suppose suffisamment de soignants, bien formés et également répartis sur le territoire ! Cela nécessite déjà de garder ceux que l’on a : revalorisations salariales, respect de leur éthique professionnelle et en ce qui concerne les médecins, égalisation des revenus entre secteur public et privé et entre spécialités et partage de la permanence des soins. Les PADHUE (praticiens à diplôme hors union européenne) doivent être validés. Il faut former des soignants en nombre, en les salariant pendant leurs études en échange d’un engagement de service public. Enfin, la liberté d’installation s’arrête là où commence l’intérêt général !
L’organisation sanitaire doit être élaborée démocratiquement et se faire autour du service public avec un maillage d’hôpitaux répondant aux besoins de proximité, aux besoins en psychiatrie aussi et une impulsion nationale pour un service public de soins de premier recours autour des centres de santé.
Il faut en finir avec les restes à charge pour les malades : interdiction des dépassements d’honoraires et mise en place d’un remboursement à 100 % par la Sécurité Sociale des soins prescrits. La Coordination rappelle la pétition en cours. L’indemnisation des arrêts de travail ne doit pas être limitée par des jours de carence. Enfin, il faut aller vers un pôle public du médicament : la sécu n’est pas là pour enrichir les labos pharmaceutiques.
Ces propositions ne sont ni celles de la Macronie, qui s’est bornée à des effets d’annonce sans traduction concrète, ni celles de l’extrême droite. Sa xénophobie, son projet de supprimer l’AME (Aide Médicale d’État) est contraire à la nécessité de l’accès aux soins de toutes et tous. Sa volonté de diminuer ce qu’elle appelle les charges sociales assécherait la Sécurité Sociale, notre bien commun.
Pensez-y en votant les 30 juin et 7 juillet.
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 Répondre aux besoins des populations ! 13.06.24
Depuis ce dimanche, la vision politique et sociale de notre pays est bouleversée et laisse craindre de noirs futurs.
Face à la colère exprimée dans les urnes par une partie grandissante de la population, entre autre sujet de mécontentement fort, les déserts médicaux, les difficultés d’accès aux soins, la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité souligne l’urgence d’un changement de cap qui remette la justice et la solidarité au cœur des décisions politiques et qui réponde aux besoins des populations.
L’extrême droite remet en question les droits des femmes, des minorités, des étrangers. Elle cache de façon démagogique à la population sa volonté de mener une politique d’austérité encore plus accentuée qui porterait un coup fatal à tous nos services publics. Ses idées sont contraires aux notions d’universalité et d’égalité qui fondent notre système de protection sociale et d’accès aux services publics de la santé, de l’éducation, de la justice, du logement ..
Le maintien et le renforcement de nos conquis sociaux, pour toutes et tous sans aucune exclusive, est la formule essentielle pour satisfaire les besoins de toutes les populations, et pour leur éviter de se tourner vers un vote sanction. En lien avec un aménagement égalitaire du territoire, nos services publics et la Sécurité Sociale doivent contribuer à renforcer les idées de solidarité. Cette volonté politique et sociale doit apparaître comme une volonté unitaire et pluraliste visant à mettre enfin la priorité sur les vraies réalités sociales, sanitaires et culturelles.
La Coordination Nationale rappelle ses propositions : pas de frein financier aux soins et à la prévention avec une Sécurité Sociale prenant en charge à 100 % les soins prescrits, un service public territorial de soins de premier recours organisé autour des centres de santé, le maintien et l’amélioration de nos hôpitaux et maternités en respectant la nécessaire proximité, une véritable démocratie sanitaire. Face à la pénurie de soignants elle a réuni ses propositions dans un plan d’urgence appelant à entendre les revendications des soignants pour les garder, à des créations massives de postes et de lits, au développement des formations.
La Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité appelle à se mobiliser pour construire un projet de société tourné vers le progrès social et l’émancipation, dans le respect des diversités.
Site web
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 L’accès aux soins de premier recours est de plus en plus contraint 20.05.24
Après le rapport sur les maternités, la Cour des Comptes a sorti un rapport sur l’organisation territoriale des soins de premier recours. Nous ne pouvons qu’en partager le constat : l’accès aux soins de premier recours est de plus en plus contraint et il n’y a pas de stratégie nationale cohérente, mais des mesures successives non coordonnées et de moins en moins orientées vers les territoires qui en ont le plus besoin.
On apprécie que la Cour des Comptes recommande de mieux cibler les aides, de conditionner l’installation en zone bien dotée par un exercice à temps partiel dans les zones sous-dotées, ou encore de donner aux hôpitaux des zones manquant de personnels de santé une mission d’intérêt général nouvelle consistant à déployer des centres de santé polyvalents.
On regrette par contre que ce rapport ne se fasse pas l’écho de la nécessité urgente de former plus de professionnels de santé pour que la situation ne soit pas pire dans 10 ans. De même, il reste imbibé de l’idéologie libérale : alors que le paiement à l’acte est dépassé, il propose par exemple d’étendre aux médecins hospitaliers exerçant dans des centres de santé hospitaliers la possibilité de percevoir une rémunération partiellement indexée sur leur activité. On est encore très loin d’un véritable service public de soins de premier recours !
Entre un gouvernement qui veut diminuer les dépenses publiques de santé, celles de la Sécurité Sociale et une partie des médecins libéraux peu soucieuse du porte-monnaie des malades et profitant de la pénurie, les restes à charge en santé augmentent : signez donc la pétition lancée par Convergence des Services publics, avec le soutien de notre Coordination. Faites là signer ! La campagne s’organise sur le terrain, comme en témoignent ci-dessous les informations venues de Nantes. La maquette de la pétition papier est sur notre site. Vous pouvez rajouter des logos !
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 Halte aux inégalités de santé ! 7.05.24
Les inégalités socio-économiques de santé perdurent : à partir de 35 ans, les hommes cadres vivent en moyenne six ans de plus que les ouvriers, et cet écart est de trois ans chez les femmes ! Si cela est dû majoritairement aux déterminants de santé, aux conditions de vie et de travail, les difficultés d’accès aux soins renforcent ces inégalités !
Des mesures d’urgence s’imposent :
 supprimer tous les Restes À Charge (RAC) : franchises, forfaits et ticket modérateur.
 supprimer tous les autres frais induits : dépassements d’honoraires (fin du secteur 2), délais de carence pour les congés maladie, parkings payants dans les établissements de santé.
 mieux prendre en compte les aides aux Affections de Longues Durée (ALD), aux déplacements sanitaires, aux aidants.
 améliorer et développer une santé de proximité pour limiter les frais et les dangers liés à l’explosion des déplacements : créer partout une santé de premier recours notamment avec les centres de santé à but non lucratif. maintenir, développer et améliorer tous les services hospitaliers.
Et que fait le gouvernement : le contraire en appliquant à la lettre l’objectif de réduction des budgets publics. Après le doublement des franchises, il voudrait s’en prendre aux ALD, aux arrêts de travail … sans parler de la taxe lapin ! Alors qu’il faudrait aller vers la prise en charge des soins à 100 % par la sécurité sociale, il organise des transferts vers les complémentaires dont les tarifs explosent ! Les services hospitaliers de proximité ferment (maternité, urgences en particulier) obligeant à des déplacements coûteux et aboutissant au renoncement aux soins !
La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité est partie prenante de la pétition lancée par Convergence des Services Publics « En finir avec les restes à charge pour les malades ! » et appelle ses comités à développer les initiatives de promotion de cette pétition en lien avec les autres organisations partenaires de Convergence.
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 L’inscription dans la Constitution d’un Droit à l’avortement semble en cours. Mais ce Droit que vaut-il quand les hôpitaux et maternités ferment, que les habitantes sont des centaines de milliers sans médecine de proximité ? 4.03.24
Cette disparition des Droit à la santé dont ceux liés à la maternité, la contraception, est organisée délibérément, dans le cadre d’une politique de santé qui est imposée, derrière les proclamations.
Nombre de nos comités sont engagés dans les manifestations autour du 8 Mars.
Les inégalités salariales et de carrières ne diminuent pas ou très peu. Les femmes perçoivent 1/4 de salaire de moins que les hommes et à la retraite l’écart des pensions se creuse à hauteur de 40 %. Elles sont 58 % à être payées au SMIC et y restent plus longtemps. Alors qu’elles sont plus diplômées que les hommes, elles ne sont que 39 % à occuper des emplois de cadre. Les métiers à prédominance féminine sont dévalorisés et mal rémunérés. L’index dit « Pénicaud » ne reflète pas la réalité des inégalités salariales que subissent les femmes.
Assignées à leur rôle de mère, elles occupent 80% des emplois à temps partiel et 95% des congés parentaux sont pris par les femmes. Le poids de la parentalité, incluant la double journée et la charge mentale, pénalise exclusivement la carrière des mères, accentuant encore les inégalités salariales. Tout est à craindre concernant l’émancipation des femmes, lorsque le président parle de « réarmement démographique » alors que les conditions de travail et de vie des femmes sont l’impensé des politiques publiques. Il manque plus d’un million d’emplois dans les métiers du soin et du lien et plus de 200 000 places dans la petite enfance.
Les discours masculinistes se renforcent dans la sphère publique, prônant un retour aux « vraies valeurs » et à un sexisme décomplexé. Le Haut Conseil à l’Égalité, dans son rapport annuel, fait le constat que le sexisme s’aggrave d’année en année.
Les moyens alloués à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles sont très en deçà des besoins, 80 % des plaintes sont classées sans suite, et le gouvernement français refuse d’inclure la notion de consentement et le viol dans la directive européenne contre les violences faites aux femmes.
D’après le tract du comité de Ganges, Henri (sud Aveyron)

 Il est arrivé le nouveau ministre délégué à la santé et à la prévention. 12.02.24
Il n’est pas un inconnu du milieu de la santé : il a été président de la Fédération Hospitalière de France et comme député, il a récemment fait adopter la loi visant à améliorer l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels, une loi à la marge des problèmes rencontrés par nos concitoyens en matière d’accès aux soins. Il n’y a même pas eu le courage politique d’accepter l’amendement interdisant l’installation d’un nouveau médecin dans les zones sur-dotées, sauf en remplacement d’un départ à la retraite. En donnant une personnalité juridique aux GHT (Groupement Hospitalier de Territoire), cette loi est une petite touche supplémentaire dans l’absorption des services hospitaliers de proximité dans les hôpitaux support pour faciliter leur disparition.
Surtout, le Premier Ministre a déjà tracé la route à suivre : pas un mot sur l’hôpital dans son discours de politique générale et pas un centime de plus. Dans sa visite au CHU de Dijon, G. Attal avait recyclé de l’argent déjà prévu donnant le ton : une communication trompeuse ! Par contre, la population est dans le collimateur : doublement des franchises médicales, taxe « lapin » visant à faire payer les rendez-vous non honorés.
Pendant ce temps, les témoignages affluent, d’absence de médecins traitants, de difficultés d’accès à un spécialiste, d’incidents ou d’accidents dans les services d’urgence, de restes à charge …
Et la mobilisation de la population grandit : cette semaine, un rassemblement est prévu mardi 13 à Sarlat et une manifestation samedi 17 à Lannion. La Coordination apporte tout son soutien à ces actions.
Michèle Leflon
http://coordination-defense-sante.org/

 Non aux franchises médicales, à leur doublement ! 24.01.24
Pas encore de ministre spécifiquement en charge de la santé dans le monstre ministériel de C. Vautrin, alliant santé et travail mais déjà un signal fort d’allégeance à Bercy, à la réduction des dépenses publiques de santé.
Après les annonces trompeuses du premier ministre à Dijon, recyclant des milliards pour la santé, déjà prévus dans la loi de programmation annuelle, c’est conjointement que le ministère des finances et celui de la santé, du travail et des solidarités ont annoncé ce lundi 22 janvier la mise en place du doublement des franchises médicales pour fin mars.
Comment concevoir que l’on demande 50 centimes en plus par boite de médicament au malade alors que les laboratoires pharmaceutiques arrosent leurs actionnaires, sans même assurer l’approvisionnement des médicaments indispensables les moins rentables ? Le gouvernement ferait mieux de reprendre le contrôle de la recherche et de la production, en allant vers un pôle public du médicament.
Comment accepter de payer un euro de plus les analyses médicales et les radios, alors que la finance gangrène ces secteurs à tel point que l’académie de médecine soulève des questions éthiques.
Et la franchise serait de 4 euros pour un transport sanitaire, alors que l’incurie des politiques gouvernementales entraîne des fermetures de services de proximité, éloigne la population des lieux de soins.
Tandis que les inégalités sociales de santé s’aggravent dans notre pays, il s’agit d’une mesure qui, comme tout forfait, pénaliserait davantage celles et ceux qui ont le moins, les étudiants, les précaires, les retraités à faible revenu. En freinant l’accès aux soins, elle laisse la maladie s’aggraver, un risque inacceptable humainement et source de dépenses supplémentaires.
Elle confirme la volonté gouvernementale de changer les principes de la protection sociale en France, d’oublier la devise de la Sécurité Sociale où chacun cotise selon ses revenus et reçoit selon ses besoins, pour aller vers une société du chacun pour soi, faisant fi de la solidarité, indissociablement liée à la liberté, à l’égalité, à la fraternité, la devise de notre République.
La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité s’oppose aux franchises médicales et à tous les restes à charge. Elle appelle le gouvernement à revenir sur cette mesure inique.

  Le gouvernement tue les hôpitaux sans débat 5.12.23
La démocratie est bafouée. La santé est en danger. Pour la vingtième fois, le gouvernement s’est appuyé sur l’article 49.3 de la constitution pour passer en force le 1er décembre le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2024 (PLFSS) et éviter un vote parlementaire. Il ne pouvait même plus supporter d’entendre qu’il avait tort. Rappelons que la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale avait voté contre ce projet de loi.
Il met à la diète les hôpitaux, les EHPAD, déjà si malades. Pourtant l’alerte avait été donnée par des organismes comme la Fédération Hospitalière de France dirigée par un soutien du Président de la République.
Cela va encore aggraver les difficultés de prise en charge des malades dans notre pays, justifier des fermetures de lits ou de services injustifiables, malmener les personnes âgées, favoriser les burn-out des personnels.
Ce PLFSS garde en réserve des bombes à retardement, avec des économies prévues "pour responsabiliser les assurés", autant dire faire réapparaître le doublement des franchises avec un nouvel assaisonnement.
Ce PLFSS est un danger pour l’accès aux soins dans notre pays !
Toute la campagne menée par la Coordination, avec Convergence Services Publics sur la pétition pour un PLFSS répondant aux besoins, avec le tour de France de la Santé, a permis de rencontrer une population en colère (10 000 pétitions papier, ce sont 10 000 débats !).
Le gouvernement devra bien finir par entendre ! Le Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité va continuer, plus que jamais, ses actions pour que le système de santé réponde aux besoins de la population.
Site web
http://coordination-defense-sante.org/

 Pétition à l’attention du Président de la République
Pour que le budget de la Sécurité Sociale réponde en 2024 aux besoins de la population

https://coordination-defense-sante.org/2023/09/petition-le-texte/

http://coordination-defense-sante.org/

Par Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et des maternités de Proximité

Publié le lundi 13 juillet 2026

Mis à jour le lundi 13 juillet 2026